1.500 décès liés aux canicules de cet été, soit 10 fois moins qu'en 2003

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La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003, avec 15.000 morts entre le 4 et le 18 août.
La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003, avec 15.000 morts entre le 4 et le 18 août. © ludovic MARIN / AFP
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La ministre de la Santé a salué dimanche la mobilisation des professionnels de santé et des collectivités, qui a permis de diviser par 10 la hausse de la mortalité par temps de canicule, par rapport à l'épisode de 2003 et son nombre record de décès.

Les deux épisodes de canicule qui ont touché la France en juin et en juillet ont entraîné 1.500 décès supplémentaires, soit dix fois moins que le nombre de décès liés à la canicule de 2003, a annoncé dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Nous avons 1.500 décès enregistrés en plus de la moyenne de ces mois-là, donc c'est dix fois moins de décès que la canicule de 2003", a précisé la ministre, dans l'émission Questions politiques diffusée sur France Inter et franceinfo.

La France a battu en juin son record absolu de température avec 46,0°C enregistrés dans l'Hérault le 28 juin. "La canicule de 2003 c'était 20 jours, là nous avons eu 18 jours de canicule en deux épisodes mais très intenses, avec une couverture du territoire très importante lors de la 2e canicule" et avec "des températures excessivement élevées", a rappelé la ministre. Malgré ces conditions difficiles, "nous avons réussi grâce à la prévention et à ces messages que la population a bien intégrés à diminuer d'un facteur 10 la mortalité de 2003", a affirmé Agnès Buzyn, en saluant la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités, des personnels des EHPAD.

Les personnes de plus de 75 ans, premières impactées

"Sur ces 1.500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées", a-t-elle détaillé, évoquant "une dizaine de décès dans le monde du travail". Après un épisode de canicule, la publication du bilan de mortalité prend en général un mois, délai nécessaire pour analyser les données et s'assurer que les morts supplémentaires sont bien dus à la chaleur.

En 2018, la canicule de fin juillet/début août avait provoqué environ 1.500 morts de plus qu'un été normal. La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003. Elle avait fait 15.000 morts entre le 4 et le 18 août 2003, particulièrement dans la région Centre et en Ile-de-France. Dans l'ensemble de l'été, le nombre des morts causés par la chaleur avait atteint 19.490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l'Inserm