La sonde Insight envoie sa première photo (nette) de Mars

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La photographie montre nettement l'horizon martien, son sol sombre et parsemé de roches ainsi que son ciel couleur de sable.
La photographie montre nettement l'horizon martien, son sol sombre et parsemé de roches ainsi que son ciel couleur de sable. © Capture d'écran Twitter
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Dès lundi, peu après son atterrissage, Insight a envoyé la photographie d'un paysage martien où on distingue la terre rouge si caractéristique de cette planète. 

Aussitôt son atterrissage réussi sur Mars, la sonde Insight n'a pas attendu avant de nous envoyer une première carte postale. Dès lundi en effet, la Nasa a posté via le compte Twitter de sa mission la photographie d'un paysage martien.

La photographie montre nettement l'horizon martien, son sol sombre et parsemé de roches ainsi que son ciel couleur de sable. Plus tôt, InSight avait envoyé sa première photo : une image brumeuse, très obscurcie par les poussières soulevées durant l'impact de son atterrissage mais où l'horizon est bien visible, de même qu'une ou deux roches. Et, surtout, "l'image d'un endroit que nul être n'avait jamais vu auparavant !", s'est enthousiasmé Michael Watkins, président du centre de la Nasa Jet Propulsion Laboratory (JPL).

Au travail ! Les premiers jours d'Insight sur Mars vont être consacrés à l'étude du site d'atterrissage et à la recherche du meilleur endroit pour y déposer les instruments, à l'aide d'un bras robotisé. La sonde doit scruter le sous-sol de Mars dans ses moindres détails. Des connaissances qui permettront de mieux comprendre la formation, voici des milliards d'années, de cette planète et par comparaison de la nôtre. InSight est de ce point de vue une sorte de "machine à remonter le temps" géologique de la Terre, expliquent les scientifiques.

Un instrument français à son bord. Le sismomètre de conception française écoutera les plus infimes vibrations du sol, provoquées principalement par les ondes de choc des météorites et les séismes. Comme un sonar de bateau, ces ondes permettront de dessiner une carte intérieure de la planète. Autre instrument remarquable, allemand celui-là : HP3 ressemble à une taupe reliée par une laisse à l'atterrisseur et doit creuser de 3 à 5 mètres de profondeur sous la surface pour prendre la température de la quatrième planète du système solaire.