Rougeole : hausse de plus de 30% des cas dans le monde en 2017

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En France, 2.741 cas de rougeole ont été signalés entre novembre 2017 et août 2018. Photo d'illustration.
En France, 2.741 cas de rougeole ont été signalés entre novembre 2017 et août 2018. Photo d'illustration. © JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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"Plusieurs pays ont connu des flambées sévères et prolongées de rougeole", a alerté jeudi l'OMS, qui déplore des lacunes dans la couverture vaccinale.

Les cas de rougeole ont bondi de plus de 30% dans le monde l'an dernier par rapport à 2016, faisant 110.000 morts, a indiqué jeudi l'OMS, qui alerte sur la résurgence de cette maladie extrêmement contagieuse.

Un pic de cas déclarés en 2017. En raison des lacunes de la couverture vaccinale, des flambées de rougeole sont survenues dans toutes les régions, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui présente les tendances en matière de rougeole au cours des 17 dernières années. "Le nombre de cas déclaré de rougeole a atteint un pic en 2017, plusieurs pays ayant connu des flambées sévères et prolongées de cette maladie", a souligné l'OMS dans un communiqué.

Augmentation du nombre de cas en Europe. C'est dans les régions Amériques, de la Méditerranée orientale et de l'Europe que les hausses du nombre de cas ont été les plus fortes, le Pacifique occidental étant la seule région où l'incidence de la rougeole a chuté. "Ce qui est plus inquiétant encore que l'augmentation du nombre de cas signalés, c'est que nous constatons une transmission soutenue de la rougeole dans des pays qui n'avaient pas connu de transmission de rougeole depuis plusieurs années", a déclaré aux médias Martin Friede, qui dirige le Département des Vaccins à l'OMS.

"En train de régresser". "Cela suggère que nous sommes en train de régresser", a-t-il dit, déplorant la méfiance croissante envers les vaccins, que des groupes anti-vaccins accusent notamment de provoquer l'autisme. "En l'absence d'efforts rapides pour accroître la couverture vaccinale et recenser les populations affichant des niveaux inacceptables de sous-vaccination ou non-vaccination chez les enfants, on risque de réduire à néant des décennies de progrès dans la protection des enfants et des communautés contre cette maladie dévastatrice mais parfaitement évitable", a affirmé le Dr Soumya Swaminathan, directrice générale adjointe chargée des programmes de l'OMS.