Le menu de Noël idéal pour allier "le plaisir des fêtes et la ligne"

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Le repas de Noël est souvent un ensemble de tentations qui se paye immédiatement sur la balance.
Le repas de Noël est souvent un ensemble de tentations qui se paye immédiatement sur la balance. © Pixels/Snapwire
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Invité de "Sans Rendez-vous" à l’approche du réveillon, le nutritionniste Patrick Serog explique quels aliments choisir lors du marathon alimentaire de Noël pour ne pas grossir. Une sorte de guide de survie pour tous ceux qui sont catastrophés de voir le nombre affiché sur leur balance après les fêtes. 

Blinis, foie gras, chapon, fromage, bûche, chocolat, clémentines, sans oublier l’alcool … Les fêtes de fin d’année sont propices à des repas généralement (trop) copieux. Et fatalement après plusieurs excès, les conséquences se retrouvent sur la balance. Mais heureusement, il est possible "d’allier le plaisir des fêtes et la ligne". Dans "Sans Rendez-vous", le médecin nutritionniste Patrick Serog, également auteur de Faites sauter les verrous qui vous empêchent de maigrir : Pour en finir avec les kilos émotionnels, livre ses astuces (et son menu) pour limiter au maximum les dégâts du réveillon de Noël.

L’apéritif, le moment "le plus dur" et le plus dangereux pour la ligne

Il est 20 heures, vous arrivez sur le "lieu du crime", là où va se dérouler la première étape de ce que vous savez d’ores et déjà être un véritable marathon alimentaire. Et la première étape est loin d’un petit échauffement routinier : l’apéritif est "le moment le plus dur", explique au micro d’Europe 1 Patrick Serog. Vous avez faim, d’autant plus si vous avez fait l’erreur de vous priver avant, et sur la table se trouve des oléagineux. Vous entendez l'appel des noix de cajou, de Pécan et autres pistaches. Mais c'est un piège dans lequel il ne faut surtout pas tomber, car ils contiennent en moyenne "50% de graisse". "Quand vous prenez une poignée de cacahuètes, vous vous êtes déjà mis dans le ventre pratiquement deux cuillères à soupe d’huile."

Au lieu de commencer la soirée d’emblée par un massacre calorique, préférez des petits légumes, comme des bâtonnets de concombre, ou des petits morceaux de saumon. Attention toutefois au tarama : bien qu’il soit composé d'œufs de cabillaud séchés, il contient également beaucoup de crème et de sel, le rendant "beaucoup plus gras". De manière générale, "il ne faut pas que l’apéritif empêche de profiter du reste du repas. Il vaut donc mieux se concentrer sur ce dernier."

L’entrée et ses alliés : les fruits de mer

Après une heure à discuter entre deux morceaux de saumon, et parfois attendre le ou les retardataire(s), les choses sérieuses commencent. Vous vous asseyez pour le premier round : l’entrée. Après avoir résisté aux oléagineux, il est (enfin) possible de céder aux sirènes d'un mets : le foie gras. Passé ce plaisir, tournez-vous vers vos alliés : les produits de la mer. "Hormis les grosses huîtres qui sont un peu grasses", vous pouvez lâcher prise avec "les bulots et les crevettes". On peut en "manger à volonté mais on est très vite rassasié car ils sont assez riches en protéines", résume le spécialiste. Et surtout, les fruits de mer n’ont quasiment aucun impact sur la balance. 

En revanche, ne les accompagnez ni de pain, ni de beurre, et encore moins de mayonnaise. Ou le moins possible. 

Le plat principal et le choix stratégique de la dinde

À 21h30 un tintement se fait entendre entre deux phrases de votre oncle que vous ne voyez qu'une fois l'an, c’est la sonnerie du four. Le plat de résistance est prêt. Selon la tradition, la volaille qui trônera quelques instants plus tard au centre de la table est un chapon ou une dinde. Mais "il y a une grosse différence" entre les deux : "la dinde est une viande maigre, donc si on veut faire attention à sa ligne, on la préférera au chapon." Il est également possible d’opter pour une pintade, rappelle Patrick Serog au micro d’Europe 1. En revanche, l’oie est à proscrire. 

Si vous n’avez pas le choix et qu’un chapon aux marrons fait son entrée, pas de panique, vous pouvez toujours éviter de manger la peau et les ailes. Car "c’est là que se concentre la graisse lors de la cuisson". 

Le fromage, quand se limiter est permis

Quelques minutes après avoir fait honneur au plat principal, prenez deux secondes pour souffler, avant de faire face au fromage. Une étape hautement stratégique, car c’est en effet le seul moment du repas où vous pouvez librement et véritablement vous limiter sans vexer la personne qui vient de passer la journée derrière les fourneaux, s'amuse Patrick Serog. Ici pas de préférence à avoir, "l’ensemble des fromages sont gras" rappelle-t-il. Alors, si pour vous se passer de fromage relève de l’impensable, limitez-vous à 60 grammes, soit "un quart de camembert".  

Quant à son accompagnement traditionnel, le pain, il faut en choisir un pauvre en fibres. "La baguette tradition" est un excellent choix, au contraire du pain de mie qui est, comme tous les pains industriels, beaucoup plus gras. 

La bûche, le moment où se faire plaisir

Sur les coups de 23h30, après avoir fait face à de nombreuses tentations, vous pouvez enfin baisser un peu la garde, enfin presque. Pour la traditionnelle bûche, il n’y a pas d’astuce miracle - à part ne pas en prendre. Peu importe sa composition, "ça ne change rien du tout", affirme Patrick Serog. Et "il vaut mieux prendre une bonne part d’un gâteau que l’on aime plutôt que d’acheter un dessert que l’on apprécie pas". 

Une prise de poids inévitable ? 

Après ce festin, il ne vous reste plus qu’à vous retenir devant les chocolats et autres sucreries qui risqueraient de réduire à néant tous vos efforts et vous voilà tirer d’affaire.  

Ou peut-être pas : "je l’annonce officiellement, il y aura une prise de poids" affirme le spécialiste. Mais prise de poids ne rime pas avec grossir, précise Patrick Serog. "Au cours de la période des fêtes de fin d’année, vous allez prendre entre deux et quatre kilos d’eau à cause notamment de la plus forte concentration en sel des aliments consommés". De l’eau supplémentaire que votre corps va naturellement éliminer sous quelques jours de lui-même à condition de retrouver un rythme alimentaire normal. 

Patrick Serog en profite également pour tordre le coup à un "fantasme" sur le fait de grossir. Un aliment unique n’est pas à pointer du doigt, "c’est un ensemble qui va faire que l’on va grossir". Un processus qui ne peut pas se faire du jour au lendemain. 

Europe 1
Par Ugo Pascolo