Ces questions à se poser pour maximiser nos chances d'être en bonne santé

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Dans son dernier ouvrage, Alain Ducardonnet invitent les lecteurs à se réserver régulièrement un moment, simplement pour réfléchir à leur santé. (Image d'illustration) © Pixabay
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Invité de "Sans Rendez-vous", l'émission santé d'Europe 1, le médecin du sport et cardiologue Alain Ducardonnet détaille sa méthode pour permettre à tout un chacun d'interroger son état de santé et de cibler ce qui, au quotidien, permet de l'améliorer ou, au contraire, lui porter préjudice.

Et si, en cette période particulièrement inquiétante de crise sanitaire, vous preniez le temps de vous poser pour vous interroger sur votre propre santé et votre mode de vie ? C’est le parcours réflexif que propose le médecin du sport et cardiologue Alain Ducardonnet, dans son ouvrage Prenez rendez-vous… avec vous !, publié au Cherche Midi. Il y invite ses lecteurs à bloquer un créneau dans leur agenda, de manière régulière, pour questionner leurs capacités physiques, leurs habitudes alimentaires, et, éventuellement, engager une série de petits changements dans leur vie quotidienne. Avec un objectif : rester le plus longtemps possible en bonne santé.

Un bilan avec soi-même

Pour engager ce processus, Alain Ducardonnet décrit dans son ouvrage dix rendez-vous successifs à prendre avec soi-même, et centrés autour d’un questionnement particulier. Le premier, par exemple, consiste à imaginer ce à quoi l’on pourra ressembler d’ici dix ans, selon notre mode de vie. "Il est important de se projeter dans son image physique et psychique", explique le médecin au micro de Sans Rendez-vous sur Europe 1. "On s’imagine quelle va être sa vie, ce que l’on va en faire. Est-ce que vous préférez profiter de tout et le reste est égal ? Ou bien, faire en sorte d’être en forme, de ne pas avoir de maladie pour pouvoir vous occuper de vos enfants, par exemple ?", interroge-t-il.

Il s’agit d’une forme d’introspection centrée sur le corps, mais aussi sur les éléments de notre quotidien qui peuvent influer sur notre résistance aux aléas de la vie. "Lorsque l’on se pense en bonne santé, on s’imagine que l’on n’a pas besoin de faire un bilan. Il ne s’agit pas que d’un état des lieux physiques, mais aussi de la manière dont on vie : la nutrition, l’activité physique, le stress, le sommeil, etc."

"Orienter sa vie" pour anticiper les problèmes de santé

Le deuxième rendez-vous invite à se pencher sur les antécédents familiaux en matière de santé. "On a intérêt à se poser cette question. Il est important de connaitre son terrain génétique et les maladies qui ont touché sa famille. On pourra, par exemple, s’occuper de son alimentation si l’on risque un diabète", explique notre invité. "Il s'agit d’orienter notre vie, notre vigilance par rapport à ce qui pourrait se passer."

Sans qu’il soit nécessairement question d’engager des recherches généalogiques poussées : "Lorsque l’on parle d’antécédents, il s’agit des problèmes de santé en ligne directe, ceux du père, de la mère, des oncles, des tantes, des frères et sœurs." Pour les autres générations, comme celles des grands-parents, les modes de vie sont souvent trop éloignés des nôtres pour qu’il soit judicieux d’en tenir compte, précise Alain Ducardonnet.

Compléter la médecine conventionnelle avec une "médecine des modes de vie"

D’autres rendez-vous proposent de se pencher sur sa consommation de tabac et d’alcool, ou encore de dresser un bilan de son rapport à la nourriture ou au sport, grâce à des questionnaires notamment. "Ce livre ne remet pas en cause la médecine conventionnelle et ses traitements", insiste Alain Ducardonnet. "Mais il y a aussi une médecine des modes de vie, qui permet d’arriver à voir, dans ce que l’on fait tous les jours, ce qui est bon ou mauvais pour sa santé."

Ce qui, bien entendu, n’empêche pas de se tourner vers la Faculté pour des examens plus approfondis de temps à autres, surtout après 45 ans. "Le bon bilan sera celui que votre médecin traitant va vous conseiller. Il vous connait, il saura poser les bonnes questions pour savoir quel type d’examen doit être fait", conclut Alain Ducardonnet.

Europe 1
Par Romain David