Alors qu'une épidémie d'Ebola fait rage en République démocratique du Congo, un premier cas a été identifié en France, chez un médecin de retour du pays. Le patient a une charge virale "très faible", a annoncé le ministère de la Santé.
Le patient diagnostiqué à Ebola en France à son retour de RDC, a une charge virale "très faible", a annoncé le ministère de la Santé, précisant que des contacts étaient "en cours d'identification". La maladie se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.
Le patient "a embarqué sur un avion de ligne depuis Kinshasa en était quasi asymptomatique - céphalées" et son état s'est "légèrement dégradé pendant le vol" avant une prise en charge immédiate à son atterrissage à Paris, a précisé le ministère dans un message à la presse. L'ONG Alima a annoncé qu'il s'agissait de l'un de ses médecins.
Le patient a été isolé
Ce mercredi, le ministère de la Santé a "confirmé l'identification d'un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national", dit-il dans un communiqué, précisant que le patient a été isolé. Interrogé par l'AFP, le ministère a indiqué que le cas a été identifié en métropole. La situation est suivie "de très près" par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a assuré son entourage auprès d'Europe 1.
Le cas français est le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe aussi l'Ouganda, et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Les experts en santé publique estiment largement que le risque de transmission de l'épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.