Choc toxique : tampons bio et coupes menstruelles ne sont pas plus sûrs

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Le choc toxique staphylococcique menstruel reste une "affection rare", avec une vingtaine de cas par an en France. © LOIC VENANCE / AFP
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Une étude française explique que les tampons bio et les coupes menstruelles ne permettent pas plus d'éviter le syndrome du choc toxique que les tampons classiques.

Lorsqu'il est porté trop longtemps, le tampon peut provoquer chez certaines femmes un syndrome du choc toxique pendant les règles. Cette affection rare (22 cas en 2014) s'est avérée mortelle dans au moins un cas. Les tampons en coton bio, ainsi que les coupes menstruelles lavables, censés éviter tout risque de développer ce syndrome, ne seraient en réalité pas plus efficaces que les tampons classiques, conclut une étude française publiée vendredi dans le journal de la Société américaine de microbiologie, Applied and Environmental Microbiology.

Le type de tampon ne fait pas de différence. L'équipe de chercheurs lyonnais a testé onze types de tampons différents et quatre coupes menstruelles. Après les avoir placés dans des sacs en plastique, ils y ont injecté du liquide ainsi qu'une trace de bactérie prélevée sur une patiente ayant subi un choc toxique en 2014, rapporte Franceinfo. Huit heures plus tard, la conclusion est tombée : le type de tampon ne fait aucune différence.

"Nous avons observé que l'espace entre les fibres (du tampon) qui contribue à l'apport d'air dans le vagin, représente également le site majeur de croissance (du staphylocoque doré)", précise même Gérard Lina, professeur de microbiologie à l'université Claude Bernard de Lyon, qui a dirigé cette étude. Les coupes menstruelles, elles, seraient encore plus propices au développement de bactéries que les tampons. 

Le tampon, jamais plus de huit heures. Le tampon hygiénique ne doit pas être gardé plus de huit heures, ont rappelé fin janvier des chercheurs et médecins. "Changez de tampon toutes les quatre à huit heures et évitez d'en porter la nuit ; n'utilisez un tampon que pendant une partie de la journée", écrivaient ces scientifiques et praticiens, dans une étude publiée par Santé publique France.