Canicule : peu de consultations aux urgences, mais attention aux enfants, prévient Agnès Buzyn

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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'est félicitée dimanche que les consultations dans les services d'urgences pour des maux liés à la canicule soient "relativement faibles, autour de 4%". 

Les consultations dans les services d'urgence en lien avec la canicule "sont relativement faibles", signe que les messages de prévention sont pris en compte, s'est félicitée dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Elle a appelé toutefois à la vigilance vis-à-vis des enfants, à cause du risque de noyade et de malaise liés à la chaleur, notamment pour les bébés.

Assez peu de consultations liées à la canicule. Aux urgences, les "passages liés à la canicule sont relativement faibles, autour de 4%", et "ça ne bouge pas depuis plusieurs jours", a indiqué la ministre, qui s'exprimait à l'issue d'une visite aux urgences pédiatriques de l'hôpital Necker à Paris. Sur les 650 services d'urgence hospitaliers en France, 18 sont "en tension", donc "ce n'est pas massif", a affirmé la ministre. "Je pense que notre société commence à s'adapter à la canicule", a-t-elle dit, louant une "très bonne assimilation des messages de prévention dans la population".

Attention aux écharpes de portage. Du côté des services pédiatriques, les urgences ne sont pas non plus "submergées d'appels en lien avec la canicule", "ce qui veut dire que les messages de prévention passent bien", a ajouté Agnès Buzyn. La ministre, elle-même médecin, a toutefois insisté sur la nécessité d'être vigilant vis-à-vis des bébés et des jeunes enfants. Pendant les fortes chaleurs, il convient de les placer "dans des poussettes pour les aérer", et non pas dans des écharpes de portage, car "ce sont essentiellement ces bébés-là qui sont trop protégés et en surchauffe et qui font des malaises".

Une recrudescence de noyades. Par ailleurs, "nous avons une recrudescence des noyades, notamment chez les moins de 6 ans", a noté Agnès Buzyn. "Donc il faut être particulièrement vigilant quand on s'approche d'un point d'eau, que ce soit une piscine, un lac ou une rivière", a-t-elle ajouté.

Repenser la ville et l'habitat. Agnès Buzyn a par ailleurs indiqué qu'elle avait discuté avec son collègue Nicolas Hulot, ministre chargé de la Transition écologique, de la probable multiplication, dans les années à venir, de tels épisodes de canicule. "Nous pensons qu'avec le changement climatique, de tels épisodes vont se renouveler, ils risquent d'être plus intenses et donc il va être nécessaire certainement d'adapter notre habitat, voire l'urbanisme des villes qui sont très minérales aujourd'hui, et qui favorisent la rétention de la chaleur, notamment la nuit. Et donc nous allons devoir nous adapter dans les années qui viennent, certainement."