Mesures contre les violences conjugales : "On a un plan ambitieux", estime la députée Bérangère Couillard

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Invitée du "Grand journal du soir", la députée LREM et rapporteuse de la proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales, Bérangère Couillard, a défendu lundi le plan de lutte gouvernemental présenté par Édouard Philippe.
INTERVIEW

Protection des victimes, suivi des agresseurs… Avec le plan de lutte contre les violences faites aux femmes présenté ce lundi, Édouard Philippe espère un "électrochoc". Invitée du Grand journal du soir, lundi, sur Europe 1, la députée LREM Bérangère Couillard, qui a copiloté des Grenelle locaux dans toute la France sur le sujet, estime que l'"on a un plan ambitieux qui repose sur plusieurs piliers, dont "la prévention et la formation". "On a des annonces très importantes, l'éducation à l'égalité femmes-hommes pour les plus jeunes, que ce soit au collège ou au lycée, dans le SNU [service national universel, ndlr]", égrène la députée de la majorité.

"Je regrette qu'on donne l'impression qu'il n'y a rien"

Pour les associations féministes, les mesures gouvernementales sont insuffisantes et la "déception est à la hauteur des enjeux" a notamment commenté sur Europe 1 Caroline de Haas, membre du collectif "Nous Toutes". La députée "regrette qu'on donne l'impression qu'il n'y a rien alors que pas du tout". Défendant le plan annoncé, la députée balaie notamment la critique dénonçant un manque de moyens. "Le milliard qui était demandé (par des associations féministes, ndlr) se basait sur le modèle espagnol, mais il ne faut pas oublier que cette somme est répartie sur cinq ans, donc 250 millions par année. Nous sommes au-delà". La série de mesures annoncée par le gouvernement correspond à un engagement financier de 361 millions d'euros pour l'année 2020.

Concernant la levée du secret médical en cas de péril imminent, une mesure qui divise les praticiens, Bérangère Couillard reconnaît "qu'il faut trouver une solution avec un signalement possible, tout en faisant en sorte que la victime soit prévenue". "Nous discutons avec l'ordre des médecins, et une solution va être normalement trouvée", affirme-t-elle.

Europe 1
Par Ugo Pascolo