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Violences en marge de la victoire du PSG : le gouvernement résigné face à l'ampleur du phénomène

[Nael Chahine / Middle East Images / Middle East Images via AFP]

Face à une justice laxiste et à l'ampleur du phénomène, le gouvernement s'interroge sur les mesures à prendre pour sanctionner plus durement les émeutiers. Mais un sentiment de résignation règne dans les rangs du gouvernement.

Après les violences du week-end dernier en marge des célébrations pour la victoire du PSG en Ligue des champions, les premières peines prononcées en comparutions immédiates sont tombées lundi et mardi. 

Malgré la promesse de fermeté d'Emmanuel Macron, la Justice s'est montrée plutôt clémente, ne prononçant pas de peine de prison ferme, favorisant plutôt le sursis et les travaux d'intérêt général. 

Un phénomène d'ultraviolence durablement ancré

Mais au vu des dernières peines prononcées, l'exécutif se retrouve dans l'embarras. Que faire pour sanctionner plus durement les émeutiers ? La question trouve peu de réponses au sein d’un gouvernement à qui il ne reste que quelques mois pour légiférer, d'où une certaine forme de résignation. 

L’exécutif refuse de critiquer les juges, mais ne cache pas sa gêne face à l’absence de peines de prison ferme pour les auteurs de violences. Un conseiller ministériel évoque bien la mise en place des peines planchers, Sébastien Lecornu espère lui instaurer le principe du "casseur-payeur". 

Mais à quelques mois de la fin du double quinquennat d’Emmanuel Macron, les propositions ont des airs de rustine face à un phénomène d’ultra-violence de certains jeunes que l’Élysée dit "durablement ancré dans la société". 

Un sujet clé de la prochaine présidentielle ?

"On est face à des populations qui sont très jeunes, un tiers de mineurs. C'est aussi une question de société, là encore, celle de l'autorité parentale, qui doit probablement être interrogée et remise au cœur du débat", estime Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement. 

L’entourage du chef de l’Etat concède qu’en matière de violences urbaines, les choses se sont dégradées ces dernières années. "Ce sera un sujet de la prochaine présidentielle" reconnaît-on au Palais, comme si l’on actait l’échec d’Emmanuel Macron sur la question.