Violences durant l'acte 13 des "gilets jaunes" : l'ultragauche "à la manœuvre" selon Laurent Nuñez

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Le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré lundi sur France Info que "l'ultragauche" était "à la manœuvre" lors des violences survenues samedi à Paris durant "l'acte 13" des "gilets jaunes".

L'ultragauche était "à la manœuvre" lors des violences survenues durant la manifestation parisienne organisée dans le cadre de l'acte 13 des "gilets jaunes" samedi, a estimé le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez. "Samedi, à Paris, c'est l'ultragauche qui était à la manœuvre", a déclaré Laurent Nuñez sur France Info. Le secrétaire d'État a réaffirmé que "les manifestations qui dégénèrent" sont "en partie" la conséquence d'un "noyautage d'ultras", ultragauche et ultradroite, suivis par des "gilets jaunes radicalisés". "Je ne dis pas stop aux manifestations mais stop à la violence", a-t-il complété.

Une voiture de la mission Sentinelle brûlée. Dans la capitale où quelque 4.000 participants ont été dénombrés par les autorités, du mobilier urbain et des distributeurs de banques ont été cassés. Une dizaine de véhicules a été incendiée, principalement des voitures de luxe, mais aussi une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle. Placé en garde à vue, l'incendiaire de ce véhicule est "bien identifié et vient de la mouvance anarcho-libertaire", avait annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Samedi, des incidents ont également éclaté à l'arrivée du cortège devant l'Assemblée nationale, où un manifestant âgé d'une trentaine d'années a eu une main arrachée.

Défense des grenades GLI-F4. Face aux nouvelles demandes d'interdiction des armes de force intermédiaire et en particulier de la grenade GLI-F4 à l'origine de la grave blessure du manifestant samedi, Laurent Nuñez a encore défendu leur nécessité. "L'armement intermédiaire en France, il est indispensable pour éviter du corps à corps et pour éviter l'usage d'arme administrative (armes à feu, ndlr) dans des situations de violences extrêmes", a-t-il déclaré. Sur les faits survenus devant l'Assemblée, le secrétaire d'État a affirmé que les forces mobiles, "encerclées", avaient été "obligées d'utiliser l'armement intermédiaire en projetant sept grenades dont une grenade GLI-F4".

Appel à la prudence. "Ce manifestant vêtu de noir, on n'a pas le sentiment au visionnage des vidéos qu'il fait un geste pour écarter une grenade. On voit très clairement que la grenade arrive, qu'il s'immobilise et qu'il la prend pour la jeter sur les forces de l'ordre en la confondant sans doute avec une grenade lacrymogène", a exposé Laurent Nuñez. Le secrétaire d'État a appelé à la prudence, renvoyant aux conclusions de l'enquête judiciaire confiée à l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). 

Ce récit est contesté par des proches du manifestant, un trentenaire originaire d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise. "La vérité ne sort que de l'enquête judiciaire et pas de ce qu'on peut dire dans les médias", a affirmé le secrétaire d'État.

"Plus de 80 dégradations ou exactions" contre des permanences ou domiciles de parlementaires. Plus de 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles ont été recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a déclaré Laurent Nuñez, lundi. Vendredi soir, le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a dénoncé une tentative d'incendie "volontaire" à son domicile privé situé à Motreff, dans le Finistère. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie nationale.