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Violences dans le périscolaire : Jean-Pierre Lecoq «reproche [à Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire], de ne pas avoir pris la mesure du phénomène»

Invité d'Europe 1 Matin Week-end, le maire LR du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, rappelle qu'il avait mis en garde à deux reprises la mairie de Paris contre de potentielles dérives dans le périscolaire. Une sonnette d'alarme qu'il a tirée il y a plus de dix ans.

Il y a plus de dix dans, Jean-Pierre Lecoq avait mis en garde à deux reprises contre de potentielles dérives, mais il a été ignoré. Ce samedi, alors que deux animateurs du périscolaire, ayant exercé à l'école Saint-Dominique à Paris et soupçonnés de violences sexuelles sur des enfants, ont été écroués ce vendredi 22 mai, il est l'invité d'Europe 1 Matin Week-end. 

"Un système qui dysfonctionne de façon majeure"

"On a quand même créé un système qui dysfonctionne de façon majeure", indique le maire LR du 6e arrondissement parisien. Un système qui prend racine en 2013 avec la réforme des rythmes scolaires. "Avant 2013, les directeurs d'école étaient responsables du périscolaire. C'est eux qui recrutaient les animateurs, c'est eux qui les géraient, et c'est eux qui surveillaient les études, etc. L'école était au centre de tout", rappelle l'édile. 

Deux ans plus tard, en 2015, un animateur est "arrêté pour des soupçons de pédophilie et traduit devant la justice". C'est là que Jean-Pierre Lecoq avait "une nouvelle fois alerté la nouvelle maire Anne Hidalgo, et le nouvel adjoint Grégoire, pour leur dire 'attention, c'est un système qui peut dysfonctionner'.". 

"Par idéologie [...] on a laissé prospérer un système"

Mais son avertissement n'a pas été pris en compte. "Malheureusement avec ces gens-là, on a le sentiment que quand on est opposant, notre voix ne compte pas. Mais là il y avait des faits. Et j'ai mis en garde, j'ai mis en garde parce en tant que père de famille, grand-père maintenant et maire. [...] Et ce que je leur reproche, c'est de ne pas avoir pris la mesure du phénomène."

Et "ce qui est encore pire, c'est qu'en 2015, après mon intervention, une inspection a lieu en septembre-octobre 2015. Elle préconise énormément de mesures dont la plupart n'ont jamais été mises en œuvre. [...] C'est vrai que dans ce pays, il y a peu de culture de l'évaluation, mais à Paris, on dépasse les bornes. C'est-à-dire par idéologie et par non-volonté de prendre en compte on a laissé prospérer un système", dénonce encore l'édile.