Violence faite aux femmes : Blanquer veut "être à l’offensive sur ce sujet"

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Le ministre de l’Education nationale a confirmé sur Europe 1 vouloir faire de la lutte contre le harcèlement en général et du respect des femmes en particulier la priorité de son action. 
INTERVIEW

Samedi, Emmanuel Macron a décrété la lutte contre les violences faites aux femmes "grande cause nationale du quinquennat". Le président de la République a ensuite affirmé que l’école aurait un rôle central dans cette action. Invité d’Europe 1 à la mi-journée, Jean-Michel Blanquer, qui s’était exprimé avant le chef de l’Etat à l’Elysée, a confirmé que le sujet serait pour lui une priorité. "Nous ne voulons plus être sur la défensive mais être offensive sur ce sujet", a assuré le ministre de l’Education nationale. "Au travers de la question du respect des femmes, nous avons la question du respect des valeurs de la République", a-t-il estimé.  

"Lutte contre le harcèlement". "Nous avons à l’école à faire beaucoup pour cela", a poursuivi Jean-Michel Blanquer, évoquant notamment "des temps spécifiques qui seront consacrés à cette question, avec des formules différentes selon les âges". Cette action "s’inclure dans notre campagne de lutte contre le harcèlement, de toutes les formes de harcèlement", a précisé le ministre.  

Interdire les smartphones au collège ?Jean-Michel Blanquer songe ainsi à interdire purement et simplement l’usage du smartphone en primaire et au collège. "C’est un sujet sur lequel je vais revenir dans les prochaines semaines. Et notre but est bien celui-là", a admis le ministre de l’Education nationale. "Avec des modalités qu’on précisera dans peu de temps. Mais c’est clairement notre objectif, aussi bien en primaire qu’au collège."

"La pornographie, un sujet gravissime". Cette lutte contre le smartphone s’inscrit en fait dans une lutte contre l’accès à la pornographie, "un suet gravissime", selon Jean-Michel Blanquer. "Aujourd’hui il y a un accès à la pornographie à des âges de plus en plus jeunes. Il est évident que nous devons agis sur ce point. Les pistes, c’est le travail avec des opérateurs du numérique, qui doit nous permettre à la source d’éviter qu’une telle chose soit possible. C’est aussi notre capacité à condamner ceux qui permettent que ceci arrive jusqu’aux yeux de nos enfants."