Réagissant à la proposition d'Edouard Philippe de porter l'âge de départ à la retraite à 65 ans avec 45 annuités de cotisation, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a exprimé certaines divergences avec le candidat Horizons à la présidentielle. Lui-même prétendant à l'Elysée, il appelle à "changer de système" sur les retraites.
Pour lui le constat est clair : le système de retraite tel qu'on le connaît aujourd'hui "ne tient plus". Au micro de Laurence Ferrari dans La Grande interview Europe 1/CNews, Gabriel Attal a expliqué en quoi ses propositions pour les retraites diffèrent de celles formulées ce mardi par Edouard Philippe. Le candidat Horizons à l'élection présidentielle suggère de porter l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation.
"On en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs"
Gabriel Attal, lui aussi prétendant à l'Elysée, propose autre chose et estime qu'il faut trancher dans le vif. "Sur notre système de retraite ou sur notre modèle social, on en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs. On en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs pour permettre à un système de survivre alors que ce système, objectivement, ne tient plus. Et donc je propose que l'on change de système de retraite".
C'est pourquoi, contrairement à Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre "ne [croit] par que l'âge légal permette encore de piloter notre système". Selon lui, il faut désormais "un système universel, les mêmes règles pour tout le monde" et se baser uniquement sur la durée de cotisation. "Vous avez une vraie décote si vous partez tôt, une vraie surcote si vous partez tard. Et les gens font leur choix en conscience", illustre-t-il. L'objectif étant d'introduire une "vraie part de capitalisation dans notre système de retraite".