La présidente de la commission européenne Ursula Von der Leyen est visée par une motion de censure, portée par le groupe Patriotes pour l'Europe. Une motion de censure que le PPE, le Parti Populaire Européen, a décidé de ne pas voter. Et pour les dissidents, les sanctions seront lourdes de conséquences. Dans le viseur notamment, les députés français, farouchement opposés au traité de Mercosur.
Quelques heures après la saisine de la justice européenne sur le traité de libre-échange, Ursula von der Leyen est visée par une motion de censure, portée par le groupe des Patriotes pour l'Europe, auquel appartient notamment Jordan Bardella.
Une motion de censure qui fait de remous au sein du PPE, le Parti Populaire Européen, auquel appartient le Français Xavier-François Bellamy. Au sein du parti, la règle est clair : il faudra voter contre. Et face à de possibles dissidents, le message est clair. Tout député du PPE qui vote la motion de censure sera sanctionné et lourdement : six mois de mise à l'écart. Et même l'abstention sera punie.
Une position difficile à justifier dans les rangs des Républicains
Concrètement, ils seront interdits de parler au nom du groupe, interdits d'être nommés rapporteurs d'un texte et exclus de toute négociation. Dans le viseur de la droite européenne : les députés français, car les Républicains s'opposent au Mercosur.
Alors, sous la contrainte, François-Xavier Bellamy et les siens rejetteront la motion. " La motion de censure n'est pas dirigée contre Ursula von der Leyen, elle est dirigée contre toute la Commission européenne", se justifie le Républicain au micro d'Europe 1.
Une motion de censure inutile ?
"Et donc la question qui est posée, c'est ; est-ce qu'il faut faire tomber toute la Commission européenne pour un problème qui est désormais empêché ? Pour nous, la vraie motion de censure, elle était aujourd'hui, c'était sur l'arrêt de l'accord avec le Mercosur, et c'est nous qui l'avons gagnée", poursuit- François-Xavier Bellamy.
Les députés Les Républicains sont coincés, pris d'un côté entre la loyauté à leur groupe politique et de l'autre, à leur promesse électorale. Mais sans les voix du PPE, il sera impossible de renverser Ursula von der Leyen.