Taxe GAFA : à Davos, "les négociations ont permis d'avancer significativement", assure Pénicaud

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Muriel Pénicaud sur Europe 1 2:19
La ministre du Travail Muriel Pénicaud était l'invitée d'Europe 1 depuis Davos, jeudi matin. © Europe 1
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Invitée de la matinale d'Europe 1, jeudi, Muriel Pénicaud s'est exprimée depuis Davos sur la taxe GAFA. Voulue par le gouvernement français et destinée aux géants du numérique, cette taxe n'est pas enterrée, affirme la ministre du Travail.
INTERVIEW

Voulue par le gouvernement, la taxe GAFA destinée aux géants du numérique a été suspendue en début de semaine pour l'année 2020, alors que les États-Unis menaçaient en représailles de surtaxer jusqu'à 100% l'équivalent de 2,4 milliards de dollars (un peu plus de 2 milliards d'euros) de produits français. Sur Europe 1, jeudi matin, la ministre du Travail a expliqué depuis Davos que les négociations au Forum économique mondial "ont permis d'avancer significativement mercredi".

"Avancer à plusieurs"

"On a dit qu'on ne retirait pas la taxe GAFA mais que le paiement serait différé à décembre 2020 pour laisser la chance à une taxe internationale ou européenne", affirme la ministre du Travail, venue "affronter le capitalisme purement financier" à Davos. "C'est mieux si on y va en force à plusieurs. Là, on avance [et] il faut toujours être sur le pont."

L'Europe va-t-elle parler d'une seule voix et décider ensemble de cibler les géants américains du numérique que sont Google, Apple, Facebook ou Amazon, comme le souhaite Muriel Pénicaud ? Ce n'est pas vraiment le cas pour l'instant. À ce jour, l'Italie et le Royaume-Uni ont toujours pour projet d'instaurer une taxe similaire à la taxe GAFA, et se retrouvent par conséquent dans le viseur des États-Unis. En retirant au moins momentanément ce projet de taxe, la France n'y est plus.

Plus globalement, sur le sujet du capitalisme déréglé, "on est à un moment d'inflexion dans le monde", estime Muriel Pénicaud : "C'est un moment où il faut peser, c'est importante que les Européens soient à Davos pour porter cette parole. On a besoin que l'Europe évolue, ça nous aide aussi en France. On n'est pas sur une île déserte."