Syrie : d'éventuelles frappes cibleraient les "capacités chimiques" du régime, selon Macron

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Emmanuel Macron assure que la France "ne souhaite aucune escalade". © YOAN VALAT / POOL / AFP
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Assurant que la France "ne souhaite aucune escalade", Emmanuel Macron a précisé mardi que d'éventuelles frappes ne viseraient en aucun cas les "alliés" du régime syrien. 

La France annoncera "dans les prochains jours" sa réponse à l'attaque chimique présumée en Syrie et, si elle décide de frappes, celles-ci viseront les "capacités chimiques" du régime et en aucun cas ses "alliés" russe et iranien, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron.

La France "ne souhaite aucune escalade". "Nous allons poursuivre les échanges d'informations techniques et stratégiques avec nos partenaires, en particulier britannique et américain, et dans les prochains jours, nous annoncerons notre décision", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Salmane.

Le président américain Donald Trump a aussi annoncé lundi une décision "très bientôt", en référence à une possible action militaire après l'attaque présumée de samedi aux "gaz toxiques" contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas. Les deux chefs d'État, qui se sont parlé à deux reprises dimanche et lundi, ont promis une réponse "forte et commune" et appelé à "une réaction ferme" de la communauté internationale. La "réponse sera forte et commune au moment où la décision sera prise", a répété mardi Emmanuel Macron.

"En aucun cas les décisions que nous prendrions n'auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s'attaquer à qui que ce soit mais bien à s'attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime", a-t-il toutefois souligné, ajoutant : "Nous ne souhaitons aucune escalade dans la région." L'armée russe a d'ores et déjà averti qu'en cas de menace pour ses soldats, elle riposterait "aussi bien contre les missiles que leurs vecteurs", avions de chasse ou navires.

MBS pourrait s'impliquer. Mohammed ben Salmane a affirmé de son côté que son pays pourrait s'impliquer dans d'éventuelles frappes concertées. "Si notre alliance avec nos partenaires l'exige, nous répondrons présents", a-t-il dit. Le président français a clairement attribué l'attaque chimique au régime de Bachar al-Assad, malgré les dénégations de Damas et de la Russie, qui réfutent même toute attaque chimique samedi dans la Ghouta orientale. "Nous avons obtenu des informations, qui d'ailleurs ont été pour une large partie d'entre elles en source ouverte et donc dont la presse, les organisations non gouvernementales se sont fait l'écho, qui ont montré qu'il y avait bien eu utilisation d'armes chimiques et que, de manière évidente, l'attribution pouvait en être faite au régime", a-t-il affirmé.