Solère défend le montant des salaires perçus par les enfants Fillon

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avec AFP , modifié à
Thierry Solère a assuré que les enfants de François Fillon n'étaient pas en stage au Parlement. Selon lui, leur salaire correspondrait au revenu médian d'un assistant parlementaire. 

"Au Parlement il y a beaucoup de gens qui gagnent 3.000 euros", a assuré Thierry Solère pour défendre le montant des salaires perçus par les enfants Fillon. Selon le Canard enchaîné, la fille aînée des Fillon a touché environ 3.800 euros brut par mois pendant quinze mois et son fils Charles 4.846 euros brut par mois pendant six mois en tant qu'assistants parlementaires de leur père. 

Un salaire classique selon Solère. Interpellé par la journaliste de France Inter sur ces "3.000 euros nets", perçus pour "un stage étudiant", Thierry Solère a rétorqué que "ce n'était pas un stage, c'était des jeunes qui étaient presque avocats". "Vous savez 3.000 euros nets à 23 ans, vous avez beaucoup de gens à Sciences Po qui sortent de leurs études et qui travaillent au Parlement français et qui gagnent cette somme", a assuré le porte-parole de François Fillon.

3.000 euros "le salaire médian" des assistants. Relancé par la journaliste sur le salaire que lui-même versait à ses assistants parlementaires, Thierry Solère a éludé la question : "je ne rentrerai pas dans le populisme, parce que sinon disons à ce moment-là les salaires des animateurs de télévision". "Quand je vois un professeur de médecine, qui a fait 17 ans d'études et qui a 32, 33 ans, quand je vois son niveau de rémunération, quand je vois d'autres niveaux de rémunération en France, voilà", a-t-il poursuivi. "Oui c'est vrai, au Parlement il y a beaucoup de gens qui gagnent 3.000 euros. Je crois d'ailleurs que c'est le salaire médian des assistants parlementaires dans notre pays", a-t-il conclu. D'après les syndicats, le "salaire moyen" d'un assistant parlementaire se situe entre 2.200 et 2.600 euros net.

Sur Sud Radio, le sénateur PS Luc Carvounas, a jugé au contraire que ce montant n'était pas "normal".  "Aujourd'hui face au modèle social que prétend vouloir développer François Fillon, c'est deux poids deux mesures, faites ce que je dis, pas ce que je fais", a-t-il ajouté.