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«Si Marine Le Pen est élue, elle va se heurter à un Conseil constitutionnel qui va s'ériger en contre-pouvoir», estime Georges Fenech

Georges Fenech a vivement critiqué, ce vendredi 16 octobre, le fonctionnement du Conseil constitutionnel et les récentes prises de position de son président, Richard Ferrand. [Europe 1]

Georges Fenech a vivement critiqué, ce vendredi 16 octobre, le fonctionnement du Conseil constitutionnel et les récentes prises de position de son président, Richard Ferrand. 

Sur le plateau de L'Heure des Pros, Georges Fenech a dénoncé ce qu'il considère comme une dérive du Conseil constitutionnel. "C'est une violation de l'obligation de réserve qui incombe au président du Conseil constitutionnel", a-t-il affirmé, en référence aux déclarations de Richard Ferrand sur les modalités de révision de la Constitution. 

Selon l'ancien député, l'institution aurait progressivement dépassé son rôle initial. "Du contrôle de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel s'est érigé en super législateur", a-t-il déploré, estimant que ses membres, qui ne sont pas élus au suffrage universel, disposaient désormais d'un pouvoir trop important. 

"Redéfinir ce qu'est le Conseil constitutionnel" 

Georges Fenech s'est également inquiété des conséquences de cette situation sur la prochaine élection présidentielle. "Si madame Le Pen est élue, elle va se heurter à un Conseil constitutionnel qui va s'ériger en contre-pouvoir. Et ça, c'est inadmissible", a-t-il déclaré.

L'ancien magistrat a notamment mis en cause la nomination de Richard Ferrand à la tête de l'institution, avant de plaider pour une réforme en profondeur de son fonctionnement. "La première des choses, à mon avis, qu'il faudrait faire, c'est une assemblée constituante, carrément, et redéfinir ce qu'est le Conseil constitutionnel", a-t-il conclu.