Elkabbach Montchalin Europe 1 2:33
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Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques était l'invitée politique ce dimanche matin de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 et CNEWS. Elle est revenue sur le lancement du parti Horizons, et sur la réforme de la fonction publique qu'elle porte. 
INTERVIEW

La majorité veut de la clarté. Interrogée sur la création hier du parti d'Édouard Philippe baptisé Horizons, la ministre affirme que ce qui compte pour elle "ce ne sont pas les chapelles, ni les partis, mais la capacité à incarner clairement un soutien sans contrepartie à l'action du président" sortant. À son sens, "l'offre politique nouvelle, c'est celle du président de la République" pas celle d'Édouard Philippe.

Amélie de Montchalin s'est dit "très attachée à la clarté en politique, comme les Français", avant d'affirmer que ça n'est pas le cas en ce moment dans le pays, car "nous avons un champ politique entre la droite et la gauche qui est très incohérent" en nommant les candidats à la présidentielle Valérie Pécresse et Michel Barnier qui "par électoralisme se met au pas de pays comme la Pologne ou la Hongrie". À ce sens, l'arrivée d'Horizons est limpide. "Hier, 2.000 personnes se sont réunies, et ont décidé de soutenir le président de la République : ça c'est clair", avant d'ajouter que c'était une "bonne nouvelle".

Zemmour disqualifié d'office

En revenant sur les propos d'Éric Zemmour tenus dans l'émission Punchline diffusée sur CNEWS et Europe 1, la ministre a fustigé "ceux et celles qui justement voulaient faire rempart à des idées d'extrême droite, sont en train de courir après Monsieur Zemmour". Pour la ministre "ce qu'il a dit il y a quelques jours sur Vichy le disqualifie à [ses] yeux à jamais, de devenir un responsable politique, et même d'être candidat à une élection". Le potentiel candidat à la présidentielle Éric Zemmour, a comparé mercredi Jean-Michel Blanquer au Dr Josef Mengele, un criminel de guerre nazi.

La réforme de la fonction politique portée par la ministre entre en vigueur dans trois mois, elle "a été imaginée en 2016 - 2017 par le président actuel pendant sa campagne". Une réforme attendue depuis 30 ans d'après Amélie de Montchalin qui insiste sur le fait que la majorité "met en place une réforme majeure, nous la faisons pour que les Français aient une action publique efficace et proche d'eux".