Séparatismes : "Ce texte ne réglera aucun problème et en plus il atteint nos libertés"

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Bruno Retailleau 3:59
Bruno Retailleau était l'invité d'Europe 1. © Europe 1
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Le projet de loi "confortant les principes républicains" a été présenté mercredi en Conseil des ministres. Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a estimé sur Europe 1, jeudi, que ce texte "ne réglera aucun problème" et "atteint nos libertés".
INTERVIEW

"Ce texte aurait-il pu empêcher l’un des trois derniers attentats ? Non, puisqu’ils ont été commis par des immigrés, et que ce texte laisse de côté le désordre migratoire", a réagi sur Europe 1 jeudi le président des Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, Bruno Retailleau. Présenté mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi "confortant les principes républicains" prévoit par exemple de combattre la haine en ligne ou un contrôle renforcé des associations. Bruno Retailleau a estimé que ce texte, en l'état, "ne réglera aucun problème" et "atteint nos libertés".

"Le texte ne fera rien de plus"

"Le texte ne fera rien de plus. Et il pratique l’amalgame, a affirmé Bruno Retailleau. Parce qu'il ne veut pas nommer l’islamisme, il laisse penser que parler de l’islamisme pourrait mettre en difficulté les musulmans. Or non, ce sont deux choses très différentes. Et comme il ne cible pas ses mesures, tout le monde va en prendre pour son grade, toutes les religions", a-t-il déploré.

Citant la scolarisation obligatoire, le sénateur estime que l'on passe "d'un régime de liberté à un régime de restriction", qui entrave la liberté scolaire. "Il faudra que tel ou tel rentre dans la case contrôlée par l'Etat." Le texte est revenu sur cette obligation, mais les parents devront quand même demander une autorisation directement aux Académies pour l'instruction à domicile. "Ce texte, malheureusement, ne réglera aucun problème et en plus il atteint nos libertés", considère-t-il donc.

"La lutte contre le terrorisme islamiste est une affaire de longue haleine, un combat global. Il y a un terreau, des enclaves, des territoires conquis par cet islamisme sur la République. On ne peut pas combattre l’islamisme seulement en combattant le terrorisme", a-t-il conclu.

Europe 1
Par Séverine Mermillod