Sécurité : Stanislas Guerini dénonce une "surenchère politique"

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Stanislas Guerini était l'invité de la matinale d'Europe 1 3:04
Stanislas Guerini était l'invité de la matinale d'Europe 1 © EUROPE 1
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Invité de la matinale d’Europe 1 jeudi, le Délégué général de LREM et député de Paris Stanislas Guerini est revenu sur le bilan de l’exécutif en matière de sécurité. Il explique que le gouvernement a agi depuis 2017 et dénonce des débats sur le vocabulaire et sur l’utilisation du terme "d'ensauvagement".
INTERVIEW

Le gouvernement, trop laxiste sur la sécurité ? Alors que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est omniprésent sur le terrain et multiplie les déclarations fortes, la droite et l’extrême droite n’hésitent pas à demander encore plus de fermeté. Invité de la matinale d’Europe 1 jeudi, le Délégué général de LREM et député de Paris Stanislas Guerini a affirmé dénoncé l'attitude de la droite, qui est "dans la surenchère politique sur ce sujet alors que par le passé ils ont détricoté les moyens donnés à la police." "Nous faisons exactement l’inverse", plaide-t-il. 

 

"Nous agissons depuis le début du quinquennat"

D'abord, le député de Paris explique que les Français sont beaucoup plus préoccupés "sur la manière de lutter de virus ou le fait de savoir s'ils vont conserver ou retrouver leur emploi." Mais la question de la "sécurité du quotidien" est aussi présente, reconnaît Stanislas Guerini. Sur le sujet, "nous agissons en réalité depuis le début du quinquennat et nous allons le faire encore plus", affirme-t-il. 

Mais la sécurité ne doit pas se transformer en "un grand débat de mots. Parfois, je trouve ça un peu étonnant qu’on passe autant de temps à savoir si tel ou tel mot est adapté", explique Stanislas Guerini en faisant référence au terme "d'ensauvagement", utilise par plusieurs membres de la majorité. "Nos concitoyens, ceux qui vivent dans les quartiers où il y a des trafics de drogue qui gangrènent la vie du quartier, ils ne veulent pas savoir si tel ou tel mot est justifié, ils veulent qu’on règle leurs problèmes", lance-t-il. "Je crois que les Français veulent de l’action, pas de débats sur les mots", conclut le Délégué général de La République en marche. 

Europe 1
Par Ariel Guez