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Régularisation de 500.000 clandestins en Espagne : la droite alerte sur les conséquences d'une telle décision pour la France

Klaudia Radecka / NurPhoto / NurPhoto via AFP [Klaudia Radecka / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Ce jeudi s'ouvre officiellement en Espagne la procédure en ligne permettant à 500.000 étrangers clandestins d'obtenir une régularisation. Une mesure annoncée ce mardi par Pedro Sanchez qui défend un "acte de justice". Et si plusieurs élus de gauche saluent un choix juste et nécessaire, la droite française sonne l'alerte sur les conséquences directes d'une telle décision sur l'Hexagone. 

"Un acte de justice", c'est ainsi que Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, a présenté la mesure de régularisation de 500.000 étrangers clandestins. En France, la gauche salue cette décision, les Républicains sonnent l'alerte face à une décision souveraine dont les conséquences seront européennes. 

"La France peut être évidemment en première ligne"

"Ce n'est pas seulement un message, c'est une catastrophe pour toute l'Europe. Le signal qui est envoyé au monde entier, c'est qu'il est possible d'arriver illégalement en Espagne, et de pouvoir s'y établir dans l'espoir d'être régularisée", déclare François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR et patron de la délégation française au PPE. 

À ce stade, les clandestins régularisés en Espagne n'auront pas le droit de résider ou de travailler partout dans l'espace Schengen, seulement d'y circuler librement, pour une durée de trois mois. 

Une restriction purement théorique pour Fabrice Leggeri, eurodéputé et coordinateur RN sur ces sujets au Parlement européen, qui craint une déstabilisation majeure : "C'est une pompe aspirante pour le futur. La France peut être évidemment en première ligne, parce que nous sommes le passage obligé pour aller de l'Espagne à l'espace Schengen et pour toutes ces raisons ça concerne la France également". 

Dernière inquiétude du camp nationaliste, l'absence de contrôle de ces régularisations. En conséquence, la cheffe de file des élus RN à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, réclame une restriction de libre circulation dans l'espace Schengen, qui serait donc réservée aux citoyens des pays membres.