Le maire divers droite de Béziers Robert Ménard, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews. Au micro de Laurence Ferrari, il revient sur son prochain jugement dans le cadre de son refus de marier un homme sous OQTF. "Si ça se trouve, la semaine prochaine, je ne serais plus maire de Béziers parce que j'ai pris une décision de bon sens", regrette-t-il.
L'affaire a fait parler. En juillet 2023, le maire de Béziers Robert Ménard refuse de marier une française avec un Algérien. La raison : l'homme est sous obligation de quitter le territoire. Le maire soupçonne alors un mariage blanc. L'affaire a alors pris des proportions judiciaires et l'édile a été convoqué en 2025 dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Car la loi est claire : toute personne, y compris étrangère et en situation irrégulière, à le droit au mariage. Le 30 septembre, le maire sera fixé sur son sort.
"On est tombé sur la tête"
Invité ce jeudi matin, Robert Ménard souligne une situation insensée. "On est tombé sur la tête. Ce n'est pas moi qui ai décidé de délivrer une obligation de quitter le territoire à ce garçon. C'est l'État, qui est d'ailleurs incapable de les mettre en œuvre", dénonce-t-il.
"Forcément, je ne le marie pas", poursuit-il. Désormais, il doit faire face à la justice : "Je ne vais pas aller en prison. Mais je risque l'inéligibilité. Je viens d'être élu il y a 6 mois avec plus de 65% au premier tour, mais peut-être que la semaine prochaine, je ne serais plus maire de Béziers car j'ai pris une décision de bon sens", conclut-il.