Jean-Michel Blanquer : "Le scandale, c’est l’échec dans l'enseignement supérieur"

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Le ministre de l'Éducation nationale a défendu jeudi devant des lycéens, dans une émission spéciale sur Europe 1, la réforme du bac, en assurant qu'elle va permettre de "sortir d'un système où le bac était parfois un petit peu artificiel". 
INTERVIEW

Le ministre de l’Éducation nationale assure le service après-vente de la réforme du bac, qui doit entrer en vigueur dès la rentrée prochaine. Interrogé par des élèves du lycée Dumézil, à Vernon dans l’Eure, où Europe 1 a posé ses micros le temps d’une émission spéciale jeudi, Jean-Michel Blanquer a répondu aux inquiétudes des lycéens sur cette réforme.

"La raison d’être de cette réforme, pour résumer, c’est : en préparant le bac, vous préparez ce qui vous fait réussir après le bac. Autrement dit, on doit sortir d’un système où le bac est parfois un petit peu artificiel, c’est-à-dire préparer un examen pour avoir le parchemin qui vous ouvrira les portes de l’enseignement supérieur", a déclaré Jean-Michel Blanquer. 

"Trop d'échec dans l'enseignement supérieur"

"L’idée, c’est qu’en préparant le bac, vous développez des compétences qui vont vous faire réussir dans l’enseignement supérieur, car aujourd’hui, s’il y a un scandale, c’est le fait qu’il y a beaucoup trop d’échec dans l’enseignement supérieur", a poursuivi le ministre, en prenant l’exemple de l’oral solennel qui attendra les terminales dans les épreuves finales du nouveau baccalauréat, qui verront le jour en 2021. "C’est fait pour préparer les élèves à bien s’exprimer, c’est une compétence que les élèves français n’ont pas suffisamment, parce qu’on ne développe pas assez la confiance en soi et la capacité à argumenter."

 

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"Les nouveaux programmes sont plus exigeants"

Jean-Michel Blanquer a également tenté de rassurer les lycéens qui voient dans ce nouveau bac une réduction des épreuves et donc une chute du niveau scolaire : "C’est tout le contraire", a assuré le ministre. "Cette réforme permet d’élever justement le niveau général, de plusieurs façons. En faisant une part - de 40% - au travail continu, elle encourage le travail en continu en première etterminale, on en finit avec le bachotage et avec l’idée de travailler à la dernière minute. Du coup, on a au moins autant d’épreuves qu’auparavant, mais elles sont plus étalées dans le temps", a-t-il développé.  

"En second lieu, cela favorise l’approfondissement car en fin de seconde, vous choisissez trois disciplines de spécialités, en plus du bloc commun : ce n’est pas un menu, c’est à la carte. Et parce que vous les choisissez, vous les aimez donc vous pouvez plus les approfondir. Donc les nouveaux programmes sont plus exigeants dans des domaines que vous aimez, et ces programmes-là vont permettre d’élever le niveau général", a martelé Jean-Michel Blanquer.