Réforme de la justice : pour "l'intérêt du justiciable" et pas "des questions économiques" selon Belloubet

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Nicole Belloubet s'est exprimée sur BFMTV, dimanche (photo d'archives).
Nicole Belloubet s'est exprimée sur BFMTV, dimanche (photo d'archives). © Mehdi FEDOUACH / POOL / AFP
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La ministre de la Justice a défendu son projet, dimanche sur BFMTV, rappelant qu'il n'était pas prévu de construire un très grand nombre de places de prison.  

La réforme de la justice, présentée ces derniers jours, est guidée par "l'intérêt du justiciable, qu'il soit victime, ou condamné si nous parlons des peines", a déclaré la ministre Nicole Belloubet, dimanche sur BFMTV. "Ce n'est pas du tout motivé par des questions économiques ou financières", a-t-elle assuré.

Des peines "plus diverses" et "mieux exécutées". Interrogée sur la surpopulation carcérale, la ministre a indiqué qu'il n'était pas prévu, pour l'instant, de construire un très grand nombre de places de prison. "Aurions-nous eu des milliards à foison, ce n'est pas ce que nous aurions fait", a dit la garde des Sceaux. "L'important est d'avoir un système équilibré, adapté aux personnes condamnées", a-t-elle précisé, ajoutant que les peines, avec la réforme, seraient "plus diverses" et "mieux exécutées". "Nous voulons voir l'impact des réformes, si elles sont votées, sur la détention".

Bracelet électronique et semi-liberté. Le président Emmanuel Macron a annoncé mardi la création de 7.000 places supplémentaires de prison d'ici 2022, au lieu de 15.000 places décidées sous le mandat de François Hollande et sur lesquelles il s'était lui-même engagé. Le projet de réforme prévoit également la suppression des peines de prison inférieures à un mois, tandis que les peines de moins de six mois seraient effectuées en milieu ouvert (surveillance électronique, semi-liberté, placement à l'extérieur). Les peines de plus d'un an devront en revanche être effectivement et aussitôt exécutées.

Le projet est encore en discussion et doit être présenté devant le Conseil des ministres le 11 avril. La garde des Sceaux a invité dimanche les syndicats représentant les métiers de la Justice à la rencontrer. Ces derniers lui reprochent une absence de concertation.