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Rachida Dati devant la commission d’enquête sur l'audiovisuel public : au menu, des accusations de collusion et la gestion budgétaire de France TV

La ministre de la Culture, Rachida Dati, est auditionnée ce jeudi matin par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. [Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La ministre de la Culture, Rachida Dati, est auditionnée ce jeudi matin par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Interrogée à la fois sur la neutralité politique des médias publics et sur leur situation financière, elle devra s’exprimer sur des accusations de collusion visant des journalistes de France Inter, ainsi que sur la gestion budgétaire d’un secteur doté de près de 4 milliards d’euros par an.

Jour J pour la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui auditionne ce jeudi 5 février à 9h30 la ministre de la Culture, Rachida Dati.

Elle répondra aux questions du rapporteur UDR Charles Alloncle à double titre : en tant que ministre de la Culture, mais aussi comme personnalité se disant victime d’une collusion entre des journalistes de France Inter, Patrick Cohen et Thomas Legrand, et des responsables socialistes, qu’elle estime destinée à saboter sa campagne municipale à Paris.

Neutralité politique de l’audiovisuel public en question

Au cœur de l’audition, une question centrale : la neutralité politique est-elle respectée au sein de l’audiovisuel public ? Rachida Dati a-t-elle subi une campagne de dénigrement ? Sa candidature à la mairie de Paris a-t-elle été ciblée par certains journalistes de Radio France ?

Jusqu’à présent, la ministre ne s’est jamais exprimée publiquement sur ces accusations. Ses réponses sont donc particulièrement attendues, dans un contexte où les relations entre responsables politiques et médias publics sont régulièrement critiquées.

Des enjeux financiers explosifs

Mais l’audition ne se limitera pas aux questions éditoriales. En tant que ministre de tutelle, Rachida Dati devra également répondre à des interrogations budgétaires sensibles.

Parmi elles, la situation salariale au sein de France Télévisions, dont les employés figurent en moyenne parmi les 9 % des Français les plus riches ou encore l’aggravation du déficit des médias publics, malgré un budget annuel avoisinant les 4 milliards d’euros.

Une audition très attendue

Entre accusations de collusion politique, interrogation sur l’indépendance éditoriale et tensions budgétaires, cette audition s’annonce comme l’un des temps forts de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

Des sujets explosifs, à la croisée du politique, du médiatique et des finances publiques, qui placent la ministre de la Culture dans une position particulièrement exposée.