En pleine campagne municipale à Paris, la gestion économique de la majorité sortante concentre les critiques des autres candidats. Sarah Knafo en a fait un argument de campagne, tout comme Rachida Dati qui dénonce les subventions accordées par la mairie à des associations en tout genre.
100.000 euros par an pour SOS Méditerranée, régulièrement accusée de créer un appel d’air pour les traversées en mer de migrants, mais aussi 6.000 euros pour financer des ruches au Togo ou 10.000 euros pour la santé gynécologique des femmes à Madagascar.
C’est le type de subventions que pointe du doigt l’opposition de droite à Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. L’actuelle ministre de la Culture dénonce leur coût, 300 millions d’euros par an, ainsi que la nature des associations financées.
💸 Près de 300M€/an de subventions sont versées par Hidalgo-Grégoire.
Selon quels critères? Pour quels résultats? Quel intérêt pour les Parisiens...
Florilège des subventions problématiques que @datirachida dénonce depuis des années!
Ex. n°1 : SOS méditérannée
🧶Thread [1/10] pic.twitter.com/bluaURMO2y— Dati 2026 (@PourDati2026) January 30, 2026
Des subventions qui interrogent
La porte-parole de Rachida Dati, Nelly Garnier, dénonce "l’objet de ces subventions, qui sont soit très éloignées de l’intérêt des Parisiens, ce qui est le cas pour ces subventions accordées à des associations à l’international, soit qui interrogent parce qu’elles sont données à des proches de la majorité socialiste".
Dans le viseur de Nelly Garnier, l’association La petite Rockette par exemple, dont la coordinatrice, Delphine Terlizzi est également conseillère de Paris au sein de la majorité. Elle a bénéficié de 2,8 millions d’euros depuis 2014.
Autre exemple, l’association de soutien aux migrants SINGA présidée par le socialiste Benoit Hamon a elle reçu près d’1 million d’euros de la ville depuis 2014. Enfin, les 82.000 euros accordés depuis 2020 au Hasard Ludique, un lieu culturel régulièrement utilisé pour organiser des soirées de soutien à des partis de gauche, sont aussi dénoncés.
Le sujet, qui s’est donc invité dans la campagne, sera débattu prochainement lors du dernier conseil municipal de la mandature.