Quel candidat LR en 2022 ? "Sans consensus, il faudra trouver un mode de départage"

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Le maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle, s'est exprimé samedi sur Europe 1 sur la possibilité d'organiser une primaire à droite afin de désigner le candidat LR pour 2022. Selon lui, le parti ne pourra faire l'économie d'une telle procédure s'il n'arrive pas à un consensus sur un candidat.
INTERVIEW

Que feront Les Républicains pour la présidentielle 2022 ? Assurément, ils présenteront un candidat ou une candidate. Le problème est bien qu'il pourrait y en avoir plusieurs. Car après l'échec de François Fillon en 2017, certains au parti sont traumatisés de la primaire, source selon eux de la défaite. Interrogé sur Europe 1 samedi, le maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle, est plus mesuré sur la question. Selon lui, la droite ne pourra pas faire l'économie d'une "procédure de départage" si aucune tête ne se dégage clairement.

"Si on trouve le bon, pas besoin de primaire"

"Si on n'est pas capables de dégager un consensus d'ici à septembre-octobre, il faudra trouver un mode de départage. Si on trouve ce bon candidat, pas besoin de primaire. On ne perd pas l'espoir de trouver un consensus mais si celui-ci n'arrive pas, il faudra trouver", résume Daniel Fasquelle. "Peu importe" comment on appelle exactement cette procédure, "à la fin il faudra départager les candidats potentiels, choisir le meilleur pour 2022".

C'est pour l'édile la seule façon de se prémunir d'une défaite. "L'espoir renaît à droite de gagner la présidentielle. Il ne faudrait pas gâcher cet espoir, parce que c'est attendu par une grande partie de la population, et parce que nous pensons que c'est évidemment nécessaire et utile pour le pays."

 

Pour prendre la bonne décision, Les Républicains ont décidé de commander "une enquête d'opinion", poursuit Daniel Fasquelle, "qui permettra de mesurer les attentes par rapport à la droite" et, bien entendu, de tester la popularité des un(e)s et des autres. "Nous aurons les résultats de cette étude à la fin du mois de septembre, [en même temps] qu'un congrès. Les militants auront à choisir à ce moment-là soit un candidat, soit une procédure de départage." Et la campagne commencera alors à partir de novembre 2021.

"Il ne faut plus être la droite la plus bête du monde"

Qui, alors, pourrait endosser le costume du sauveur de la droite ? "Aujourd'hui, Xavier Bertrand se détache dans les sondages", reconnait Daniel Fasquelle. "Mais d'autres n'ont pas encore dit qu'ils seraient candidats et vont se manifester pendant l'été." En outre, Xavier Bertrand, qui a quitté LR, s'est montré très clair : lui ira se frotter au suffrage universel, avec ou sans son ex-famille politique.

Cela pourrait-il poser problème ? Le maire du Touquet se veut optimiste. "Il faut qu'on discute cet été. Le dialogue est déjà engagé, on ne peut pas se permettre d'avoir deux candidats. Xavier Bertrand a besoin de la droite pour gagner. [Et de notre côté], on sait très bien qu'on ne pourra pas gagner si Xavier Bertrand est candidat jusqu'au bout du processus." Autrement dit : "il ne faut plus qu'on soit la droite la plus bête du monde."