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Présidentielle : Édouard Philippe ferme la porte à une primaire et se donne jusqu'en février pour s'imposer

Édouard Philippe, candidat d'Horizons à la présidentielle, également maire du Havre. [© Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Édouard Philippe a de nouveau rejeté l'idée d'une primaire de la droite et du centre, malgré les appels répétés de plusieurs candidats. Le candidat d'Horizons se donne jusqu'en février pour s'imposer, alors que sa position dans les sondages s'effrite.

Édouard Philippe a de nouveau fermé la porte à une primaire de la droite et du centre, dimanche soir, lors du 20h de TF1. "Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion", a déclaré le candidat d'Horizons à la présidentielle, également maire du Havre. 

Une position qu'il défend depuis plusieurs jours, alors que les appels en faveur de cette hypothèse se sont multipliés.

"Créer du commun plutôt qu'appuyer sur nos divisions"

Pour l'ancien Premier ministre, le principe d'une primaire n'a pas de sens compte tenu des divergences entre les éventuels participants. "Le principe même d'une primaire, c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions."

Il y voit également une source de confusion, car cette compétition réunirait "des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour Gabriel Attal et d'autres qui tendent la main à l'union des droites".

Édouard Philippe maintient ainsi sa position malgré les appels répétés de Gabriel Attal, d'Aurore Bergé et de Michel Barnier à organiser une compétition interne à la droite et au centre. Il reste le mieux placé dans les sondages au sein de cet espace politique, mais sa dynamique s'essouffle ces dernières semaines.

Rendez-vous en février

Le maire du Havre se donne jusqu'en février pour faire campagne et tenter de s'imposer comme le candidat naturel de son camp. Les candidats de cet espace politique devront alors prendre leurs "responsabilités" pour se départager. "Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités. J'ai l'habitude de prendre les miennes", a-t-il ajouté, laissant entendre que les candidats les moins bien placés devraient alors se retirer.

Cette déclaration referme donc, au moins temporairement, la perspective d'une primaire, redevenue crédible ces dernières semaines en raison de l'absence de dynamique réelle chez les candidats de la droite et du bloc central, à l'exception de David Lisnard.