Éric Zemmour a effectué sa rentrée politique à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne). Alors que sa candidature à la présidentielle n'est pas encore officielle, le président de Reconquête assure qu'elle n'a jamais fait l'objet du moindre doute et confie préparer depuis plus d'un an l'obtention de ses 500 parrainages.
Éric Zemmour a fait sa rentrée politique jeudi 3 septembre à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne). Le président de Reconquête n'est pas encore officiellement candidat la présidentielle, mais il s'y prépare, et ce, même si certains observateurs s'attendaient à une possible candidature de Sarah Knafo. Lors de l'évènement, Éric Zemmour a précisé les contours de sa candidature, qui devrait donc tomber à l'automne.
Le candidat naturel de Reconquête, selon Sarah Knafo
Éric Zemmour ne comprend d'ailleurs pas vraiment pourquoi il y aurait une hésitation à se lancer dans la course à l'Élysée. Il suffit d'écouter, selon lui, Sarah Knafo. "Vous n'écoutez pas ce qu'elle dit. C'est dommage parce qu'elle dit des choses intéressantes. Elle passe son temps à dire qu'elle souhaite que je sois le candidat et que je suis le candidat naturel de Reconquête", explique-t-il.
Et preuve que sa candidature se construit, Éric Zemmour confie travailler depuis plus d'un an à l'obtention des 500 parrainages, nécessaires à toute candidature. Sa campagne, il l’axera à nouveau sur la lutte contre le grand-remplacement, en proposant lui aussi, un referendum sur l’immigration.
"C'est indispensable puisqu'avec la jurisprudence du Conseil constitutionnel on ne peut pas passer par la loi ordinaire. Donc si on veut vraiment faire une politique sérieuse contre le grand remplacement, il faut en appeler au peuple qui n'a jamais été consulté sur cette folle invasion migratoire qu'on lui a imposé depuis 40 ans", détaille-t-il.
Ne pas se fier aux sondages
Éric Zemmour qui appelle enfin à se méfier des sondages à 8 mois de l'élection. "La situation est beaucoup plus mouvante qu'on ne le croit et qu'on ne le dit. En septembre 2021, Marine Le Pen était déjà à 32% dans les sondages. Un mois plus tard, elle était à 16% et moi à 18% alors que j'étais à 3%… On verra bien", raconte le potentiel candidat.
Une manière de rappeler à ceux qui doutent de la pertinence de sa candidature, qu'il compte bien retrouver la dynamique d'il y a cinq ans.