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Présidentielle 2027 : Gabriel Attal pousse l’idée d’une primaire au centre

Candidat à l’Élysée, Gabriel Attal veut une candidature unique du bloc central pour éviter un second tour entre le RN et LFI. L’ancien Premier ministre n’exclut pas l’organisation d’une primaire début 2027. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Candidat à l’Élysée, Gabriel Attal veut une candidature unique du bloc central pour éviter un second tour entre le RN et LFI. L’ancien Premier ministre n’exclut pas l’organisation d’une primaire début 2027. 

Gabriel Attal installe le duel avec Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre, lui-même candidat à l’Élysée, fixe désormais un horizon : janvier 2027. Son objectif est clair : parvenir à une candidature unique au centre pour éviter, selon lui, un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. 

Lancé à pleine vitesse dans la campagne présidentielle, Gabriel Attal ne veut toutefois pas endosser le costume du diviseur de voix. Le candidat de Renaissance a donc chargé ses équipes de faire des propositions pour parvenir à un rassemblement du bloc central début 2027. "J’ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités, y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier de primaire qui pourrait s’organiser", a-t-il déclaré. 

"Moi, je ne suis pas en confrontation avec d’autres candidats"

L’ancien Premier ministre entend rassembler Renaissance, le MoDem, l’UDI, le Parti radical et Horizons. Mais le principal obstacle reste Édouard Philippe. L’ancien locataire de Matignon, aujourd’hui maire du Havre et pour l’instant en tête du bloc central dans les sondages, refuse d’entendre parler d’une primaire. 

"Moi, je ne suis pas en confrontation avec d’autres candidats de ce que l’on appelle parfois le bloc central. Je suis très heureux qu’ils puissent défendre leurs idées. Je suis là pour exposer les miennes", a répondu Édouard Philippe. Le sujet sera en tout cas sur la table du prochain comité de liaison, prévu dans une semaine. 

Cette instance rassemble les représentants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons. Bruno Retailleau, président des Républicains, n’en fait pas partie. Un signe que les défenseurs d’un candidat unique de la droite et du centre ont encore du travail pour convaincre.