Guéant 1:27
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William Molinié , modifié à
Claude Guéant vient de passer sa première nuit derrière les barreaux de la prison de la Santé à Paris. Fort de son statut d'homme politique, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a directement intégré le quartier VIP de prison. Condamné en 2017 à un an de prison ferme, la justice a estimé qu'il n'avait pas suffisamment payé ses amendes en temps et en heure.

Première nuit passée derrière les barreaux pour Claude Guéant. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a intégré directement le quartier VIP, une partie de la prison totalement étanche du reste de la population carcérale. Condamné en 2017 à un an de prison ferme dans l'affaire des primes en liquide, la justice a estimé qu'il n'avait pas suffisamment payé ses amendes en temps et en heure. Il a donc été incarcéré à la maison d’arrêt de la Santé lundi. A cet étage de la maison d’arrêt, une trentaine de cellules est réservée aux personnalités publiques. 

Alexandre Benalla ou encore Patrick Balkany y sont récemment passés. Dans cette prison totalement rénovée il y a deux ans, quelles sont ses conditions de détention ? D’abord et avant tout, pour leur propre sécurité et éviter qu’ils ne soient mélangés aux autres détenus, les prisonniers y sont seuls dans leur cellule de 9m2. On y trouve un lit, des toilettes, une douche et une petite cuisine. Les rondes des surveillants y sont aussi plus régulières que dans le reste de la maison d’arrêt. 

Salle de sport, bibliothèque et abonnement télé à disposition 

Claude Guéant peut bénéficier d’un abonnement à la télévision. Il peut téléphoner, uniquement à certains numéros qu’il a préenregistrés. Sa ligne est d’ailleurs sur écoute. Il a également le droit d’aller à la bibliothèque, à la salle de sport et de sortir en promenade, mais uniquement avec les détenus qui se trouvent à son étage.

Parmi ses codétenus, en ce moment, se trouvent notamment l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron, condamné pour viol, ainsi que Jean-Luc Lahaye, le chanteur de 68 ans placé en détention provisoire après sa mise en examen pour "viols sur mineur".