Pourquoi Isabelle Balkany a pu prendre, malgré sa condamnation, l'intérim de son mari à la mairie de Levallois

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Comme son mari, Isabelle Balkany a été condamnée vendredi 13 septembre à de la prison assortie d'une peine d'inéligibilité. Pourtant, elle a pu immédiatement prendre l'intérim de son mari à la mairie de Levallois. Europe 1 vous explique pourquoi.

Condamnée le 13 septembre à trois ans de prison sans mandat de dépôt pour fraude fiscale, elle a tout de même pu prendre l'intérim de son mari, Patrick Balkany. Comment est-il possible qu'Isabelle Balkany soit actuellement maire par intérim de Levallois alors que sa peine comprend également 10 ans d’inéligibilité ? 

L'appel est suspensif

C'est parce que dans le cas de la première adjointe au maire de Levallois-Perret, faire appel a "suspendu" la condamnation d'Isabelle Balkany. Elle a donc pu prendre immédiatement le relais de son mari en tant que maire par intérim de la commune des Hauts-de-Seine. Patrick Balkany a également fait appel de la décision, mais cela ne suspend pas le mandat de dépôt, l'incarcération immédiate, prononcée par les juges. Mais s'il obtient sa remise en liberté dans les prochaines semaines, il pourra reprendre son siège de maire et peut-être même se présenter à sa succession lors des municipales. 

Car bien que cela semble curieux, si Patrick Balkany est remis en liberté et que son procès en appel est programmé après le 15 mars 2020, en théorie rien ne l'empêche de se présenter pour briguer à nouveau le siège de maire de Levallois-Perret. En revanche, si le procès en appel a lieu après le premier tour des municipales et que les juges le condamnent à nouveau à de la prison ferme, et surtout à une peine d'inéligibilité, ça ne sera pas possible.

Mais il apparaît comme compliqué que Patrick Balkany puisse se lancer dans une nouvelle campagne, car un autre jugement est prévu le 18 octobre pour des faits de blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption. Un jugement pour lequel le procureur de la République a déjà requis 7 ans de prison. 

Europe 1
Par Alain Acco, édité par Ugo Pascolo