Passeports de Benalla : la commission des lois du Sénat a demandé des explications à l'Elysée et au gouvernement

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© STEPHANE MAHE / POOL / AFP
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Dans un communiqué de presse, la commission des lois du Sénat a demandé des explications concernant les passeports diplomatiques dont "Alexandre Benalla aurait fait usage, au cours des derniers mois".

La commission des lois du Sénat a annoncé mercredi avoir demandé des explications à l'Elysée et au gouvernement le 28 décembre sur "les conditions dans lesquelles M. Alexandre Benalla a pu faire usage de passeports diplomatiques" après son licenciement en juillet.

Benalla avait assuré avoir laissé les passeports "dans le bureau qu'il occupait à l'Élysée". La presse a révélé que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron disposait toujours de passeports diplomatiques et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains, "alors même qu'il avait déclaré, lors de son audition sous serment du 19 septembre 2018, les avoir laissés dans le bureau qu'il occupait à l'Élysée", a souligné la commission dans un communiqué.

Elle précise aussi qu'elle "vérifiera que la sanction de licenciement infligée à M. Alexandre Benalla a bien entraîné l'arrêt de toute collaboration entre l'intéressé et la présidence de la République". Des demandes d'éclaircissements ont également été formulées par la commission concernant d'éventuelles activités privées, notamment dans le domaine de la sécurité, réalisées par Alexandre Benalla ou Vincent Crase lorsqu'ils étaient en fonction à l'Élysée.

"Nous apprécierons s'il y a lieu de procéder à de nouvelles auditions voire de saisir la justice." "En fonction des informations qui nous seront transmises, nous apprécierons s'il y a lieu de procéder à de nouvelles auditions voire de saisir la justice", ont indiqué le président de la commission, Philippe Bas (LR), et les rapporteurs Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS).

Alexandre Benalla avait été à l'origine d'une tempête politique cet été après avoir été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai. Ces faits ont entraîné son départ de l'Elysée en juillet et deux mises en examen.