Édouard Philippe refuse toujours une primaire de la droite et du centre pour 2027, réclamée par Bruno Retailleau, David Lisnard et Gabriel Attal. Selon Odoxa, 74 % des sympathisants y sont favorables. Son refus tranche avec ses déclarations de 2016, quand il défendait l'organisation d'une primaire.
Édouard Philippe est de plus en plus sous pression à droite et au centre. En difficulté dans les sondages, le maire du Havre refuse toujours l'organisation d'une primaire pour la présidentielle de 2027, pourtant réclamée par ses principaux concurrents, Bruno Retailleau, David Lisnard et Gabriel Attal.
Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 74 % des sympathisants de droite et du centre sont désormais favorables à cette primaire. L'ancien Premier ministre apparaît de plus en plus isolé.
"Il y viendra"
Bruno Retailleau en est convaincu, Édouard Philippe finira par céder. Le candidat LR met donc la pression sur le maire du Havre. "Il y viendra. Il y viendra. Je suis passionné de cheval. On ne peut pas vouloir faire une course et rester à l'écurie. À un moment donné, il faut quand même rentrer dans le débat, parce que ce n'est pas pour les candidats, c'est pour les Français. Je pense que le respect démocratique, c'est l'explication."
Un refus qui contraste avec 2016
Édouard Philippe, lui, voit dans cette primaire une primaire "de la division" et "de la confusion". Un refus qui contraste avec ses propres déclarations de 2016, lorsqu'il soutenait Alain Juppé et l'organisation d'une primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. "Quand il y a trois camps qui peuvent être au deuxième tour de la présidentielle, il faut que chaque camp s'ordonne au maximum avant le premier tour. Sinon, il prend le risque de ne pas être au deuxième tour", disait-il alors.
Dix ans plus tard, le risque demeure, mais Édouard Philippe refuse désormais la solution qu'il préconisait.