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Olivier Becht propose des «centres de redressement» encadrés par d’anciens militaires pour les casseurs

Candidat à l’élection présidentielle de 2027, Olivier Becht défend la création de centres de redressement pour les délinquants, casseurs et pilleurs, où le travail serait encadré par d’anciens militaires. Invité d'Europe 1, le député du Haut-Rhin estime que ce dispositif permettrait notamment aux auteurs de dégradations de contribuer à l’indemnisation des victimes.

Des centres encadrés par d'anciens militaires, voilà l'idée d'Olivier Betch pour lutter contre les délinquants, les casseurs et les pilleurs. Pour défendre sa proposition, il s’appuie sur son expérience à la mairie de Rixheim, dans le Haut-Rhin. Il raconte qu’après plusieurs années de violences urbaines, marquées notamment par l’incendie d’un centre social et culturel et des dégradations de mobilier urbain, il a décidé de ne rien reconstruire tant que les coupables ne s'étaient pas dénoncés. Trois ans plus tard, des jeunes sont condamnés à reconstruire ce qu’ils avaient détérioré. 

Une manière, selon lui, de confronter les auteurs aux conséquences de leurs actes et de les faire participer directement à la réparation des dommages. "En travaillant, ils avaient compris que c’était dur de forger une poubelle. Ils avaient compris que c’était dur de construire ou de reconstruire un centre social", raconte-t-il.

"Travailler pour rembourser les préjudices"

C’est cette expérience que Olivier Becht entend transposer avec ses "centres de redressement". "C’est la raison pour laquelle moi je plaide pour ces centres de redressement aujourd’hui, des délinquants, des casseurs, des pilleurs, par le travail encadré par des anciens militaires", affirme-t-il. Selon le candidat, ce dispositif servirait à réapprendre "la discipline" et "les valeurs", mais aussi à permettre aux condamnés de "travailler pour rembourser les préjudices".

Olivier Becht souhaite enfin associer ce travail à une formation professionnelle. À Rixheim, assure-t-il, les jeunes concernés avaient également suivi des formations : "Certains sont devenus plaquistes, d’autres peintres", explique-t-il, avec l’objectif, selon lui, d’éviter de retomber dans "cette spirale sans cesse de la délinquance et du casse".