Le président des Républicains se rend à Nanterre pour évoquer la création d'un "état d'urgence anti-trafics" à l'approche de l'élection présidentielle de 2027 à laquelle il est candidat.
Bruno Retailleau veut renverser la table. Interrogé ce jeudi 23 avril dans le Parisien, le président des Républicains, récemment désigné candidat du parti pour la prochaine présidentielle, évoque notamment un état d'urgence anti-trafics dans les quartiers minés par la drogue.
Dans ce contexte, il se rend ce jeudi dans le quartier Pablo Picasso à Nanterre, devenu l'épicentre des émeutes à l'été 2023 après la mort de Nahel.
Un état d'urgence anti-trafic
Lors de cette visite, le président des Républicains devrait rappeler ses propositions pour lutter contre le narcotrafic. À l'origine de la loi contre le crime organisé votée l'an dernier, le président des Républicains propose désormais de créer un état d'urgence anti-trafic dans une soixantaine de quartiers.
"Il faudra être capable d'y contrôler 24h/24 les sorties et les entrées, de multiplier les perquisitions administratives, de saisir les avoirs des criminels, voire de couper les réseaux électroniques", explique Bruno Retailleau au journal Le Parisien. "C'est une guerre que nous devons livrer", ajoute l'ancien ministre.
Incarner une troisième voie
Politiquement, il espère incarner une troisième voie à droite entre Edouard Philippe et la candidature probable de Jordan Bardella. Il entend être plus ferme sur l'insécurité et l'immigration que le candidat d'horizon et plus crédible, espère-t-il, que le patron du RN sans expérience de gouvernement.
D'où la nécessité de prendre des risques et de mettre ainsi fin au round d'observation en cours chez les présidentiables. Selon tous les sondages, en cas de statu quo, Edouard Philippe accéderait au second tour dans un an.