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«L'Europe n'a pas perdu la main face au narcotrafic» assure le ministre de l'Intérieur belge, Bernard Quintin

[Europe 1]

Bernard Quintin, le ministre de l’intérieur de Belgique, était l'invité d'Europe 1 matin ce lundi. Face à Jacques Serais, le premier flic de Belgique assure que "l'Europe n'a pas perdu la main face au narcotrafic".

La question de la lutte contre le narcotrafic devient une question européenne. Face aux flux dans plusieurs ports d'Europe, notamment en Belgique, en France ou encore aux Pays-Bas, sept pays se réunissent ce lundi à Paris pour une grande coalition européenne sur le sujet. La Belgique, les Pays-Bas, la France, l'Espagne, l'Allemagne et la Suède se mobilisent pour lutter ensemble contre la criminalité organisée. 

Invité ce lundi matin sur le plateau d'Europe 1 matin, le ministre de l'Intérieur de Belgique Bernard Quintin assure que "l'Europe n'a pas perdu la main face au narcotrafic. En revanche, la situation est très difficile", confie-t-il.

Renforcement des contrôles

"On voit dans nos sept pays une augmentation de la criminalité liée au trafic de drogue. Heureusement, les courbes ne sont pas une augmentation exponentielle. Ça veut dire que nous n'avons pas perdu le contrôle, en tout cas en Belgique", poursuit Bernard Quintin. 

Mais le Plat pays fait face à une explosion du trafic de drogue au sein de son principal port, situé à Anvers. L'an dernier, 55 tonnes de cocaïne ont été saisies dans le port par les autorités belges. Un problème majeur pour l'Europe alors que le port d'Anvers est la principale porte d'entrée des marchandises sur le continent. "Le port d'Anvers est ainsi le premier port de France", ironise le ministre de l'Intérieur belge. 

"C'est pour ça que nous renforçons aussi les mesures de sécurité avec la police, tant la police locale que la police fédérale, et aussi le service des douanes pour saisir le plus possible. Et surtout, on travaille sur une coopération internationale parce que tout ce que nous pouvons arrêter en amont et qui n'arrive pas chez nous, c'est autant qu'on ne doit pas saisir chez nous", conclut-il.