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Municipales à Paris : «Le bilan d'Emmanuel Grégoire, c'est celui d'Anne Hidalgo», déplore Rachida Dati

Rachida Dati, candidate LR aux minicipales à Paris. [Europe 1]

Invitée de La Grande interview ce mercredi matin, Rachida Dati a déploré le bilan de son concurrent direct aux éléctions municipales à Paris, Emmanuel Grégoire. Pour la candidate LR, le bilan de ce dernier est "celui d'Anne Hidalgo". L'ancienne ministre de la Culture dénonce une délinquance et une saleté qui explosent dans la capitale. 

Rachida Dati dénonce une situation critique dans la capitale : 146.000 Parisiens ont quitté la ville, les commerces ferment les uns après les autres, et 11 % des logements sont vacants. "Est-ce qu’on peut se contenter que cette belle ville, cette capitale économique, se vide de ses forces vives ? Moi, je ne m’y résous pas", clame la candidate LR aux municipales, invitée de La Grande interview ce mercredi.

"Une délinquance et une saleté qui explosent"

Au micro de Laurence Ferrari, l’ancienne ministre de la Culture assure avoir "la volonté politique, l’énergie et la ténacité pour que Paris change". "Et surtout, j’ai des élus avec moi qui sont non seulement expérimentés, ancrés à Paris et ont un bilan", insiste-t-elle.

Contrairement à celui d’Emmanuel Grégoire, qui reflète le bilan d’Anne Hidalgo. "Une délinquance et une saleté qui explosent, l’insécurité de nos enfants, aujourd’hui exposés à des prédateurs sexuels, un espace chaotique. Voilà le bilan d’Emmanuel Grégoire", s’insurge la candidate LR.

"Je ne veux pas de ghetto à Paris"

Concrètement, quel est le projet de la gauche pour Paris ? "40 % de logements sociaux. Ils veulent faire de Paris une ville ghetto", dénonce Rachida Dati. Pour elle, qui souhaite préserver la mixité sociale, "ceux qui créent du lien sont ceux qui travaillent".

"Paris n’est plus faite pour les travailleurs aujourd’hui. Regardez les logements sociaux : ils en ont fait un ghetto, souvent insalubres ou très dégradés. Vous savez pourquoi ? Parce que Paris Habitat, le plus gros bailleur social de la capitale, a connu un détournement de fonds de centaines de millions d’euros", accuse l’ancienne ministre de la Culture.

Face à cela, Rachida Dati assure aux locataires du parc social que leurs appartements seront "réhabilités, rénovés, sécurisés et qu’il y ait de la mixité sociale". "Je ne veux pas de ghetto à Paris. Le ghetto, c’est la fracture (...) J’en appelle à la responsabilité des Parisiennes et des Parisiens", conclut-elle.