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Municipales 2026 : ces villes que la droite peut conquérir ou reconquérir aux élections du 15 et 22 mars

Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À cinq jours du premier tour des élections municipales, le résultat s'annonce incertain. Paris, Lyon, Marseille... De nombreuses grandes villes peuvent basculer à droite, selon plusieurs sondages.

La pression monte pour les partis de gauche. Écologistes et socialistes pourraient perdre plusieurs mairies d'envergure à en croire les sondages, alors que la gauche apparaît plus divisée que jamais ces dernières semaines. 

Des tensions entre partis qui apparaissent au plus mauvais des moments, car plusieurs grandes villes et bastions de la gauche pourraient basculer vers des candidats de la droite, du RN ou du bloc central. 

Des villes clés

Première incertitude à Paris. Après 25 ans à gauche, la capitale pourrait basculer en faveur de Rachida Dati. Face à l'ancien adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, l'ancienne ministre de la Culture est donnée gagnante dans un récent sondage, si elle obtenait les voix Horizon et Reconquête au second tour face à la gauche. 

À Lyon, dans la capitale des Gaules, c'est Jean-Michel Aulas, l'ancien propriétaire de l'Olympique lyonnais, qui est grand favori pour remplacer le maire écologiste sortant Grégory Doucet, en poste depuis 2020. Et dans plusieurs autres villes, le scrutin risque d'être serré. 

Comme à Marseille par exemple, où Benoît Payan, édile divers gauche, est talonné par le candidat du RN Franck Alizio. Même configuration à Lens, fief socialiste historique du Pas-de-Calais, où le maire sortant affrontera le député RN Bruno Clavet. 

Dernière grande ville que pourraient perdre les écologistes, Bordeaux, où l'actuel locataire de la mairie, Pierre Hurmic, est au coude-à-coude avec le député macroniste Thomas Cazenave. À noter que ni les socialistes ni les Verts n'excluent à ce stade un accord électoral avec la France insoumise, et ce malgré les polémiques qui visent le parti de Jean-Luc Mélenchon depuis plus d'un mois.