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Mort de Quentin : «Un jeune est mort sous les coups et ça ne devrait pas exister dans notre pays», déclare Manon Aubry

Manon Aubry, eurodéputée la France Insoumise, est l'invitée de la Grande interview ce lundi 23 février.
Manon Aubry, eurodéputée la France Insoumise, est l'invitée de la Grande interview ce lundi 23 février. [AFP]

Pour La Grande interview Europe 1-Cnews, Manon Aubry, eurodéputée de la France Insoumise, condamne la violence en politique et dément toute forme de responsabilité de son parti politique dans la mort de Quentin Deranque.

Au micro de Laurence Ferrari, Manon Aubry, eurodéputée de la France Insoumise, s'est indignée de la mort de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans décédé le 14 février à la suite de blessures causées deux jours plus tôt par le groupe de militants antifascistes "La Jeune Garde" en marge d'une conférence tenue par l'eurodéputée Rima Hassan. "Un jeune est mort sous les coups et ça ne devrait pas exister dans notre pays", a déclaré Manon Aubry.

"La violence rabougrit le débat démocratique"

"Dans une démocratie, les désaccords politiques sont soldés dans les urnes et le débat. La violence rabougrit le débat démocratique", assure-t-elle.

Pour autant, l'eurodéputée LFI justifie l'existence de la "Jeune Garde" en réaction à la création de groupes nationalistes dans la ville de Lyon. "N'importe qui qui connaît le Vieux Lyon sait que les personnes racisées ou LGBT ont peur de sortir dans la rue parce qu'il n'y a jamais eu autant d'attaques d'extrême-droite. 102 exactement en l'espace de 15 ans dont 70 % sont restés impunis", conclut Manon Aubry.