Malgré les sept mises en examen requises par le procureur de Lyon ce jeudi, Raphaël Arnault est toujours un député de La France insoumise. Les appels à sa démission se multiplient mais le mouvement ne veut pas lâcher le cofondateur de La Jeune Garde, à l'image des propos de soutien martelés par Jean-Luc Mélenchon.
Raphaël Arnault est encore député de La France insoumise. Mais pour combien de temps ? Depuis la mort du jeune Quentin Deranque, battu à mort par des personnes suspectées d'appartenir au mouvement antifasciste de La Jeune Garde, les appels à la démission se multiplient pour l'élu du Vaucluse.
"Je demande rarement les démissions, je n'aime pas le faire. Mais là, cela franchit toutes les bornes", déclarait Bruno Retailleau sur Europe 1, ce jeudi 19 février.
Les réminiscences de l'affaire Adrien Quatennens
La France insoumise protège Raphaël Arnault, cofondateur du groupuscule d'ultragauche, en l'exonérant de toute responsabilité. "Il n'en est pas question. En vertu de quelle règle, une personne, un employeur, devrait être responsable des actes par ses salariés", se défend Manuel Bompard, coordinateur de LFI.
Une solidarité à toute épreuve qui rappelle la stratégie adoptée lors de la condamnation d’Adrien Quatennens pour violences conjugales il y a quatre ans. Jean-Luc Melenchon avait alors soutenu coûte que coûte son lieutenant, au prix d’une fronde interne et d’une image écornée sur la lutte contre les violences faites aux femmes.
Mais chez LFI, la stratégie de tout conflictualiser implique de ne pas céder à la pression politique et médiatique. "Ils fonctionnent en meute", observe un député dans l'hémicycle, qui n'anticipe pas une démission de Raphaël Arnault. Et ce, en dépit de l'extrême gravité des faits reprochés.