Ce samedi 17 octobre, de nombreuses manifestations doivent avoir lieu partout en France. Le gouvernement craint les débordements et les actes de violence. Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a lancé un appel "au calme".
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel "au calme" à la veille des manifestations du 17 octobre prévues en France, estimant que le "droit de manifester" doit s'accompagner du "respect" sans "insulter" ni "casser".
Le droit de manifester "pleinement respecté" va avec "le respect des personnes et le respect des biens, et donc de ne pas insulter et de ne pas casser. Et donc j'appelle au calme et au respect pour préserver ce droit", a déclaré le chef de l'Etat.
"Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l'ordre"
La "responsabilité" de manifester, "c'est d'être respectueux, d'organiser les cortèges, comme savent le faire les grandes formations politiques ou les syndicats. Le problème, c'est quand ils sont justement non organisés et qu'il y a des éléments qui sont là uniquement pour casser, pour créer du trouble. Et ça, c'est non", a-t-il ajouté.
Le président a par ailleurs redit son soutien à son gouvernement et aux forces de l'ordre. "Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l'ordre, qui sont confrontées à une extrême violence", a-t-il déclaré.
"Nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts comme ceux qu'ils ont subis, par exemple, il y a quelques jours, de la part de gens qui ne connaissent que la violence et le désordre", a poursuivi Emmanuel Macron.
Lycéens, étudiants, Gilets jaunes, militants du climat et syndicalistes se préparent à faire converger leurs colères samedi dans la rue, avec de nombreuses actions et manifestations prévues à travers le pays. Signe de la vigilance du gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC) samedi.