Campements de migrants à Paris : Pierre-Yves Bournazel regrette "un manque de volonté de travailler ensemble"

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Invité jeudi d'Europe 1, le candidat à la mairie de Paris et député du 18ème arrondissement a regretté "un manque de volonté de travailler ensemble" de la part d'Anne Hidalgo et de l'actuelle équipe municipale. 
INTERVIEW

Alors que plus de 1.600 migrants, soit près de la moitié des occupants de campements du nord-est parisien, ont été évacués dans le calme jeudi matin lors d'une opération d'envergure, le député du 18ème arrondissement de Paris Pierre-Yves Bournazel a salué ces évacuations sur Europe 1. Mais celui qui est également candidat à la mairie de Paris regrette, que sur la question des migrants, il y ait eu "un manque de volonté de travailler ensemble", de la part d'Anne Hidalgo.  

Ces évacuations sont "un motif de satisfaction", reconnaît l'élu au micro de David Doukhan, dénonçant une "situation terrible" à la fois pour les migrants concernés qu'il faut "sortir de la rue" et pour les riverains "en première ligne et qui subissent depuis cinq ans de fortes nuisances". Mais, ajoute-t-il, "la question, c'est la durabilité des politiques publiques", ajoute-t-il, appelant à "construire des petites unités sur la route des migrations", qui favoriseraient selon lui la prise en charge des migrants. 

"Mettre tous les partenaires autour de la table"

Sur la question des migrants à Paris, Pierre-Yves Bournazel regrette que la Mairie de Paris, depuis cinq ans, "soit en conflit permanent avec l'État". "Il y a eu un manque de volonté de travailler ensemble" de la part d'Anne Hidalgo et de ses équipes, déplore-t-il, avant de promettre : "Si demain, je suis maire de Paris, j'aurais la volonté de mettre tous les partenaires autour de la table et de faire en sorte d'évaluer le travail de chacun".  "La situation l'exige, c'est l'intérêt général qui doit commander", martèle encore le candidat.  "Face à la détresse d'hommes, de femmes et d'enfants, on ne peut pas se renvoyer la balle." 

Europe 1
Par Antoine Terrel