Menaces d'Erdogan : "La Turquie est dans la provocation" pour Franck Riester

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Franck Riester sur Europe 1. 2:38
Franck Riester sur Europe 1. © Europe 1
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Franck Riester était l'invité de Pierre de Vilno dans la matinale d'Europe 1, dimanche. Le ministre délégué en charge du commerce extérieur a rappelé que la France souhaitait "le dialogue" alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé Emmanuel Macron sur fond de tensions en Méditerranée.
INTERVIEW

Ce dimanche matin sur Europe 1, Franck Riester a réagi aux propos de Recep Tayyip Erdogan, le président turc, qui a appelé le président Emmanuel Macron à ne pas chercher de "querelle au peuple turc" et "à la Turquie". Le ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a souligné que la France laissait "l'agressivité" à la Turquie qui "est dans la provocation", selon lui.

Jeudi, Emmanuel Macron avait estimé que le gouvernement turc "avait aujourd’hui des comportements inadmissibles" et devait "clarifier ses intentions" alors que la Turquie et la Grèce se déchirent à propos de gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, dans une zone qu'Athènes estime relever de sa souveraineté.

"La souveraineté européenne doit être garantie"

Pour Franck Riester il s'agit avant tout d'une souveraineté européenne que la France veut s'efforcer de garantir dans la zone. "La souveraineté européenne doit être garantie, celle de ses Etats membres aussi et c’est uniquement ce que défend le président de la République. Il se veut ferme tout en appelant le dialogue pour trouver un accord pour que cette question soit résolue", a expliqué l'ancien ministre de la Culture.

"Il est important que nous continuions à porter le projet d’une Europe de la défense plus approfondie", a-t-il ajouté, alors que la surenchère s'est poursuivie samedi avec l'annonce d'achats d'armes du Premier ministre grec.

"Cela passe par des programmes militaires partagés, mais il ne faut pas tout mélanger. La souveraineté européenne est essentielle. C’est parce que nous serons unis en Europe, avec une voix claire, vis-à-vis de ceux qui veulent la challenger, que nous aurons des résultats et que l’Europe sera forte en terme de défense et en terme commercial", a conclu le ministre délégué en charge du commerce extérieur.

Europe 1
Par Baptiste Denis