La brouille diplomatique entre Paris et Alger ne change pas les plans du ministre des Affaires étrangères. Jean-Noël Barrot a prévu de se rendre ce mardi soir à la rupture du jeûne du ramadan à la Grande mosquée de Paris, réputée proche du pouvoir algérien.
Le ministre des Affaires étrangères a répondu positivement à l’invitation de la Grande mosquée. Il partagera ce mardi soir "l’iftar", le repas de rupture de jeûne du ramadan au coucher du soleil, aux côtés du recteur Chems-Eddine Hafiz. Jean-Noël Barrot "s’entend très bien avec le recteur" explique-t-on du côté du Quai d’Orsay. Comme si de rien n’était.
"Une passerelle vertueuse"
Comme si la diplomatie française passait outre le rôle clé joué par Chems-Eddine Hafiz dans la dernière campagne électorale du président algérien Abdelmadjid Tebboune en France. Le recteur assume d’ailleurs de dire que la Grande mosquée de Paris est "une passerelle vertueuse entre l’Algérie et la France".
Le ministre de l’Intérieur et des Cultes, lui, ne s’y est pas trompé. Bruno Retailleau ne participera pas à cette réception, contrairement aux habitudes de son prédécesseur, Gérald Darmanin.