Malgré le chômage en hausse, "la dynamique de création d'emplois est très forte", assure Pénicaud

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Invitée de la matinale d'Europe 1, jeudi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a réagi aux mauvais chiffres du chômage, en hausse de 0,1 point à 8,6% de la population active fin septembre. Selon elle, "il faut garder la vision de long terme" face à ce qui n'est pas vraiment une hausse, mais un "palier".
INTERVIEW

Le chômage repart à la hausse. Après plusieurs trimestres de baisse, le taux de chômage a progressé de 0,1 point de juillet à septembre, à 8,6% de la population active en France. Invitée de Sonia Mabrouk dans la matinale de Matthieu Belliard, jeudi matin, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a réagi à ces mauvais chiffres qui tombent à trois jours de l'anniversaire de la première manifestation des "gilets jaunes", le 17 novembre 2018. Pour elle, cette mauvaise nouvelle ne suffit pas à infléchir "la dynamique de création d'emplois" qui est "très forte".

Le gouvernement "en a encore sous le pied"

"Il faut garder la vision de long terme", assure-t-elle, préférant insister sur le fait que le taux de chômage reste en baisse de 0,5% sur un an. Une attitude qui, selon elle, "n'est pas la méthode Coué" face à de mauvais chiffres sur le front de l'emploi. "On n'a jamais dit que c'était un long fleuve tranquille", veut-elle croire. Et au gouvernement, "on est très convaincus qu'on en a encore sous le pied".

" Il faut que les employeurs ouvrent un peu leurs shakras "

Que fait alors l'exécutif pour faire baisser le chômage dans ce contexte ? "Il y a des manques de compétences, c'est pour ça que l'on investit", répond Muriel Pénicaud, qui rappelle qu'"une entreprise sur deux ne trouve pas les compétences dont elle a besoin sur le marché de travail. C'est autant de demandeurs d'emplois qui n'ont pas trouvé".

Ceci étant, "il faut que les employeurs ouvrent un peu leurs shakras", pointe la ministre : "Il faut qu'ils embauchent des seniors, des personnes en situation de handicap, des jeunes des quartiers. Il y a quand même beaucoup de conformisme dans la manière de recruter."

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec