Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux et candidat à sa réélection revient dans Europe 1 Matin Week-end sur la lutte contre le narcotrafic. Trois jours après des coups de feu sur une place connue pour ses dealers, l'édile rappelle que la lutte contre le trafic de drogue fait partie des compétences de l’État.
Le narcotrafic prend de l'ampleur en France, et Bordeaux n'échappe pas à la violence qui en découle. Dernier exemple en date ce jeudi 5 février, où des hommes encagoulés, selon les informations de Sud Ouest, ont tiré à plusieurs reprises dans le quartier des Aubiers, plus précisément place Ginette Neveu, connue pour être fréquentée par des dealers.
"Ça fait partie des compétences régaliennes de l'État"
"C'est souvent ce à quoi nous sommes confrontés, nous les maires, des règlements de comptes ou des ports d'armes à feu qui sont liés au trafic de stupéfiants, au narcotrafic", pointe Pierre Hurmic dans Europe 1 Matin Week-end.
Mais à 5 semaines des municipales, le maire sortant de Bordeaux, candidat à sa réélection, rappelle que "la lutte contre le narcotrafic est aujourd'hui de la compétence de l'État. Ça fait partie des compétences régaliennes de l'État de lutter dans ce pays contre le narcotrafic."
Pour l'édile écologiste, qui a fait le choix d'armer une partie de sa police municipale, "il ne faut pas que subrepticement, l'État nous confie progressivement des missions qui relèvent de sa compétence exclusive."
Pour "tout ce qui est délinquance liée au narcotrafic, qui dépasse d'ailleurs le périmètre de nos villes, il faut que l'État s'investisse dans la lutte contre le narcotrafic, il a commencé à le faire, et qu'on ne laisse pas entendre cette petite musique en disant c'est la faute des maires si les trafics prospèrent dans certaines villes."