Loi proximité et engagement : "On va repartir du maire et de la commune", promet Lecornu

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Invité de la matinale d'Europe 1, mercredi, le ministre chargé des Collectivités territoriales a présenté la philosophie de la loi qu'il présente le même jour en Conseil des ministres.
INTERVIEW

Sébastien Lecornu présente ce mercredi en Conseil des ministres la "Loi proximité et engagement". Objectif du ministre chargé des Collectivités territoriales avec ce texte : renouer avec les maires et les élus locaux, après des fortes tensions avec l'exécutif, notamment au sujet de la taxe d'habitation. "On va repartir du maire et de la commune", a expliqué le ministre dans la matinale d'Europe 1, mercredi, pour résumer ce projet de loi qui comprend une trentaine de mesures.

Meilleure rémunération des maires des petites communes

"Ce n'est pas un projet de loi pour les élus, c'est un projet de loi pour la commune", corrige-t-il. "La commune fait partie de notre histoire. C'est un projet de loi qui comprend une trentaine de mesures qui forme un système, qui fait un infléchissement culturel majeur."

" Il y a des mesures pour l'engagement, parce que c'est peut-être plus dur qu'avant de s'engager "

"Il y a un sentiment de dépossession, le sentiment de ne plus pouvoir faire des choses en étant maire", estime l'ancien édile de Vernon et président du Conseil départemental de l'Eure. C'est la raison pour laquelle le gouvernement prévoit notamment de fusionner les trois premières tranches pour les indemnités des maires pour qu'un élu d'une commune de 1 à 3.000 habitants touche 1.670 euros par mois, soit 1.000 euros de plus qu'aujourd'hui. "C'est une possibilité, puisque ça reste les maires qui vont fixer leurs indemnités", précise Sébastien Lecornu.

"Degré d'exigence plus aigu"

Proximité, donc, et engagement. "Il y a crise de l'engagement. On la connaît dans les associations, les syndicats, les réserves des armées… Le degré d'exigence de nos concitoyens vis-à-vis de nos maires est plus aigu aujourd'hui qu'il y a un 20 ans", analyse le ministre. "Dans ce projet de loi, il y a des mesures pour l'engagement, parce que c'est peut-être plus dur qu'avant de s'engager, parce qu'on est à six mois des municipales et qu'on peut avoir des listes incomplètes. Il fallait envoyer ce signal."